2007-2012 : la FDSEA a dressé le bilan de ses actions

R. SAINT-ANDRÉ

Le conseil de la FDSEA qui s’est tenu à La Chapelle d’Alagnon a permis aux responsables de terrain de se retrouver autour de son bureau départemental.
Le conseil de la FDSEA qui s’est tenu à La Chapelle d’Alagnon a permis aux responsables de terrain de se retrouver autour de son bureau départemental.

Le syndicat majoritaire a réuni ses troupes à La Chapelle d’Alagnon.

 

Le syndicat agricole majoritaire est organisé en réseau. Un maillage qui fait sa force, comme le bureau de la FDSEA l’a rappelé aux présidents communaux ou cantonaux, réunis fin juillet en conseil départemental, à Saint-Loup de la Chapelle ­d’Alagnon(1).  L’efficacité de ce principe tient à la mobilisation, rappelle la FDSEA du Cantal. Guy Touzet (canton Saint-Flour nord) et Christian Gendre (canton de Chaudes-Aigues), tous deux sociétaires généraux adjoints, tiennent à ce que soient soulignés les acquis obtenus depuis 2006, notamment suite aux différentes crises qui se sont succédé dans diverses productions. Par exemple, la réouverture des échanges commerciaux et la mise à disposition de doses de vaccin en grand nombre lors de la crise sanitaire FCO. Et de rappeler que la cause cantalienne fut entendue, avec 2,3 millions d’euros d’aides ­d’urgence versées dans le département.

Des crises et des solutions

 

La mobilisation lors de la crise porcine a également payé, avec l’accroissement du soutien du Conseil général, des prêts de trésorerie à taux réduits, des prises en charge de cotisations sociales... Quant à la crise qui a secoué les producteurs de lait entre 2009 et 2011, elle s’est conclue par un accord national garantissant une hausse du prix du lait, le respect du prix de base par les entreprises qui ont tenté de décrocher et une prise en compte de la ­spécificité de la production cantalienne tournée vers la fabrication fromagère et notamment AOP. Christian Gendre souligne qu’en s’inscrivant dans les actions conduites au niveau national, les éleveurs de bovins viande ont profité de nouveaux débouchés vers des pays tiers, permettant une hausse sensible des cours du maigre. Guy Touzet rappelle pour sa part la bonne gestion de la période sécheresse, avec la création d’une association solidaire qui a permis de palier le manque de fourrage en mobilisant des trains entiers de paille, évitant un phénomène de surenchère, avec le soutien de l’État et même de l’armée. “Il convient aujourd’hui de poursuivre la défense de nos élevages, en trouvant les moyens de maintenir les cours et de gérer l’après-quota”, estime Christian Gendre. “Ce sont des années importantes qui s’ouvrent au cours desquelles de nouvelles remises en question nous serons imposés”, prévoit Guy Touzet. Tous deux ont la certitude que seule une force syndicale puissante et unie permettra de relever les prochains défis. En ce sens, ils poursuivent leur engagement au plus près du terrain et s’efforcent de faire connaître ces acquis obtenus et les prochains enjeux.

(1) Sur l’exploitation de Gérard Pouderoux, fidèle relais local qui fait valoir ses droits à la retraite, et à qui un hommage appuyé a été rendu (voir notre édition des 11 et 14 juillet).

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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