2014, année du 60ème anniversaire de GDS France. Œuvrer au service des éleveurs et de la santé animale

GDS Creuse

2014, année du 60ème anniversaire de GDS France. Œuvrer au service des éleveurs et de la santé animale

Assemblée Générale (AG) GDS France => Ce 17 avril, les GDS de France étaient réunis en AG à L’île Rousse en Corse avec en toile de fond l’entité épidémiologique que constitue l’espace méditerranéen.

Fièvre Catarrhale Ovine

2014, année du 60ème anniversaire de GDS France. Œuvrer au service des éleveurs et de la santé animale

Une importante épizootie de FCO sérotype 1 a touché la Corse à l’automne 2013. Deux campagnes de vaccination obligatoire ont été mises en œuvre et ont permis d’endiguer la maladie. Aucun cas n’a été recensé depuis juin 2014.

Une situation européenne inquiétante

La situation européenne est inquiétante, avec plusieurs fronts : du BTV4 qui progresse d’est en ouest dans les Balkans depuis juin 2014 et en circulation dans le sud de l’Espagne depuis septembre 2014, du BTV1 en Italie et en Espagne. GDS France a alerté la DGAl sur cette menace et réaffirmé la nécessité de demander une stratégie vaccinale européenne ainsi que des stocks stratégiques de vaccins mobilisables en cas de foyer.

2014, année du 60ème anniversaire de GDS France. Œuvrer au service des éleveurs et de la santé animale

Jean-Bernard Fauconnier, Secrétaire Général de GDS France a introduit sa présentation du rapport moral comme suit : « Année du 60ème anniversaire de GDS France, 2014 aura été une année majeure pour notre réseau : reconnaissance des FRGDS comme Organismes à Vocation Sanitaire, recevabilité de nos dossiers d’accréditation, réponses des FRGDS à l’appel à candidature sur les délégations, décision collective d’éradication de l’IBR et de la BVD, création de l’Association Française Sanitaire et Environnementale, consolidation de notre plateforme sanitaire ou construction du web service sanitaire de la dématérialisation et notre engagement dans la section « ruminants » du FMSE qui date du début de 2015 ! ». Sont présentés ici les points principaux de ce rapport.

Europe : s’adapter face aux risques

Avec la peste porcine africaine à l’est, la dermatose nodulaire contagieuse en Turquie, la fièvre aphteuse dans le Maghreb, la diarrhée épidémique porcine en Amérique du Nord et la grippe aviaire au nord de l’Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume Uni et en Italie, sans parler de la FCO, le statut sanitaire de l’élevage européen a été particulièrement menacé en 2014. Ces menaces ont pu être maîtrisées ou maintenues à la périphérie de l’Union. De leur côté, les instances européennes ont poursuivi l’examen de la Loi de Santé Animale. Son importance stratégique explique la très forte mobilisation de GDS France. La FESASS (Fédération Européenne pour la Santé Animale et la Sécurité Sanitaire) et GDS France se sont également impliqués dans le travail d’étude de la proposition de règlement relatif aux médicaments vétérinaires.

Nouvelle gouvernance sanitaire : une intense mobilisation

L’évènement majeur de 2014 aura été l’arrêté du 31 mars de reconnaissance des FRGDS comme Organismes à Vocation Sanitaire pour cinq ans. Plusieurs chantiers plus ou moins liés à cette reconnaissance auront aussi marqué cette année : démarche d’accréditation, élaboration du cahier des charges des délégations, travail sur les Associations Sanitaires Régionales et création de l’Association Française Sanitaire et Environnementale.

Plateforme ESA : un outil opérationnel et souple à pérenniser

L’incontestable succès de la Plateforme d’Epidémiosurveillance en Santé Animale (cf. : www.plateforme-esa.fr) en quatre ans d’existence pose la question de sa pérennisation et de sa structuration. Après une réflexion entre les partenaires de la Plateforme, la DGAl a missionné le Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux pour conduire une réflexion en ce sens, une ordonnance prévue par la Loi d’Avenir devant permettre la mise en œuvre des solutions retenues par l’Etat.

Tuberculose bovine : la lutte continue

Si la situation sanitaire de la tuberculose bovine reste stable cette année encore, la lutte reste un réel défi. Le dernier comité de pilotage animé par la DGAl a proposé d’adopter un objectif d’éradication de la maladie à moyen terme. Il faudra pour cela le concours de tous les acteurs et des outils efficaces : dépistage, assainissement, gestion de la maladie dans la faune sauvage, indemnisation juste et rapide.

Antibiorésistance : GDS France reste mobilisé

Dans le cadre du plan national Ecoantibio visant à réduire l’utilisation des antibiotiques vétérinaires de 25 % à l’horizon 2017, GDS France est engagé dans l’élaboration de supports de sensibilisation et de formation à destination des éleveurs (mesures 1 et 2 animées par GDS France) et dans le développement d’outils en faveur de la prophylaxie sanitaire et des mesures zootechniques (mesure 14 animée par l’Institut de l’Elevage).

Dangers sanitaires de 2ème et 3ème catégories : éradication de l’IBR et de la BVD

A côté de son engagement dans la politique sanitaire publique, le réseau des GDS a pour priorité d’accompagner les éleveurs au quotidien dans la lutte contre les maladies économiques ou commerciales, les dangers sanitaires de 2ème et 3ème catégories. En 2014, cette priorité aura encore été renforcée : fixation d’un objectif d’éradication de l’IBR et de la BVD, mobilisation de moyens conséquents en matière de recherche et développement (paratuberculose, besnoitiose).

Dématérialisation : phase d’expérimentation

En avril 2014, un accord consolidait le principe d’une expérimentation demandé par GDS France et accepté par ses partenaires permettant de tester le dispositif de mise à disposition des données pour le projet de dématérialisation avec les principes suivants :

  • La dématérialisation devait se faire dans des conditions optimales pour les éleveurs et en termes de sécurité sanitaire.
  • Les bases de l’État (BDNI et SIGAL/RESYTAL) doivent continuer de constituer les bases de référence.
  • Pour réaliser leurs missions publiques et collectives au service des éleveurs, GDS France et son réseau disposeront des données sanitaires stockées dans un système d’information associant la plateforme sanitaire des GDS et leurs bases locales.
  • Les informations nécessaires à la dématérialisation et issues des systèmes d’informations professionnels (SPIE, FGE, GDS France) et réglementaire (DGAl) seront consultables par un portail web unique (SPIE).

Plateforme sanitaire des GDS : prise de conscience et grandes manœuvres

La plateforme sanitaire des GDS est un outil informatique dédié au Réseau des GDS, conçu au sein de GDS France, destiné à délivrer différents services (distributions d’informations sur les élevages et les animaux). 2014 a vu le service de distribution des informations IPG aux bases locales prendre un rythme de croisière : ce sont désormais 24 départements, dont la Creuse, qui sont abonnés.

« Œuvrer au service des éleveurs et de la santé animale »

En clôture de cette AG, Michel Combes, Président de GDS France, a notamment indiqué : « Réactivité et proactivité sont au cœur de nos métiers et les crises sanitaires, les incidents sanitaires nous les ont apprises. Et puis, tout éleveur, tout paysan ne doit-il pas être réactif et proactif ? Cette réactivité et cette proactivité, notre réseau a su les mettre en œuvre cette année dans la constitution des dossiers de demandes de reconnaissance OVS, dans les dossiers de réponse à l’appel à candidature pour les délégations, dans la mise en œuvre de la démarche accréditation et dans notre décision collective d’aller vers l’éradication de l’IBR et de la BVD… C’est ainsi que nous continuerons d’œuvrer au service des éleveurs et de la santé animale, ce bien public qui nous anime ».

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