21 mars : journée du conseil en élevage dans le Cantal

Patricia OLIVIERI

Chambre d’agriculture et Cantal conseil élevage associés pour une journée de promotion de leurs services et métiers.

C’est une initiative unique et inédite que proposent de concert Bovins croissance, un service de la Chambre d’agriculture, et Cantal conseil élevage (ex Contrôle laitier) le 21 mars au lycée agricole d’Aurillac : une journée de découverte et promotion de leurs métiers au service des éleveurs. “Il s’agit pour nous de faire la promotion de notre métier, explique Jean-Marc Brunhes, président de Cantal conseil élevage (CCE(1)). D’abord de notre métier de base, la collecte de données destinées à alimenter le fichier génétique français. Pour les éleveurs, ces données sont aussi importantes pour obtenir la meilleur quantité et qualité possibles de leur lait et ainsi parvenir à de meilleures marges. À partir de ces données, nous proposons aussi aujourd’hui un certain nombre de services, de conseils : des plans d’alimentation et des plans de monte toujours avec cet objectif d’améliorer la marge et donc le revenu des producteurs de lait.”

Bien plus qu’un contrôle de performances...

Même ambition de contribuer à optimiser les résultats technico-économiques à Bovins croissance(2) : “Nous étions surtout connus pour la pesée et la collecte de données sur la croissance, expose le président du service, Jean-Yves Jouve. Aujourd’hui, grâce à nos techniciens formés et spécialisés qui sont tous les jours sur le terrain, nous pouvons proposer aux éleveurs allaitants des suivis d’alimentation, des suivis génétiques... L’économie ne passera que par la collecte de données, et, derrière par l’analyse de ces résultats et les conseils qui en découlent.” Des métiers proches qui ont amené il y a un peu plus d’un an les deux têtes de réseau nationales de ces structures à fusionner et former France conseil élevage (FCEL) dont le président Dominique Davy sera présent à cette journée cantalienne dans le cadre de la quinzaine nationale du conseil en élevage. Rien d’étonnant donc à ce que Bovins croissance et CCE, qui tous deux mettent en avant leur indépendance vis-à-vis de toute structure commerciale, s’associent pour cette manifestation même si chacun a choisi de valoriser des thématiques propres.

 Jean-Yves Jouve et Jean-Marc Brunhes présentent les objectifs de cette journée ouverte à tous les éleveurs.

Innovations attendues

Du côté de Bovins croissance, la matinée en salle sera consacrée à des témoignages de tandems éleveur-technicien sur les apports des prestations réalisées. Le choix a ainsi été fait d’évoquer trois situations : celle d’un adhérent ayant opté pour le service de base auquel a été proposé pendant un an une prestation optionnelle (plan d’alimentation, suivi génétique, ou encore pesée des génisses), celle d’un non adhérent qui a bénéficié de pesées avec suivi, et, enfin, celle d’un non adhérent accompagné selon une formule sans pesée, en alimentation, génétique ou reproduction. L’après-midi, sur l’exploitation du lycée, sera consacrée aux résultats du suivi du troupeau allaitant de l’EPLEA, commentés par Bovins croissance. À Cantal conseil élevage, c’est davantage d’innovation dont il sera question : des innovations en termes de renvoi des résultats et qualité des documents mis à disposition des producteurs par la voie informatique, mais surtout des innovations dans la collecte et la valorisation des données de traite avec le Lactocorder, outil qui permet d’établir des courbes d’éjection du lait de chaque animal, de mettre en évidence d’éventuelles surtraites, problèmes de températures de l’eau de lavage, d’évaluer le fonctionnement des décrochages,... “Quatre-vingts traites ont déjà été suivies en 2012 avec un Lactocorder, ce chiffre va monter en puissance en 2013”, annonce Jean-Marc Brunhes dont la structure présentera le 21 mars un autre outil très attendu des éleveurs : le contrôle de gestation via Optimir. “Les tests pour fiabiliser le système vont débuter mi-février avec l’objectif de lancer Optimir autour de la journée du 21 mars, indique-t-il, sachant qu’à ce jour, la fiabilité du dispositif, basé sur une analyse spectrométrique des échantillons de lait, atteint 85 % 35 jours après insémination.

(1) 1 075 adhérents en bovins lait (représentant 47 000 vaches) et 10 éleveurs caprins (650 chèvres). (2) 470 adhérents à Bovins croissance - 26 000 vaches salers contrôlées.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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