23,5 % des agriculteurs au bord du burn-out

S C

23,5 % des  agriculteurs au bord du burn-out

Parmi les 3 millions d’actifs ayant un risque élevé de subir un "épuisement professionnel", plus couramment appelé «burn-out », figurent en tête les exploitants agricoles suivis par les chefs d’entreprises et les cadres, d’après une étude menée par le cabinet Technologia.

Manifestation ultime du stress au travail, le burn-out également appelé "syndrome d’épuisement professionnel" est loin d’être un phénomène marginal. 12,6 % des actifs (3,2 millions) présenteraient un risque élevé, selon le sondage réalisé par le cabinet de prévention des risques professionnels Technologia. Ces principales causes seraient : le stress, l’accumulation de la charge de travail,  l’individualisme et la perte des valeurs dans le travail.

Une étude qui démontre que les catégories les plus exposées sont les agriculteurs (23,5%) suivis par les artisans, commerçants et chefs d’entreprise (19,7%) et les cadres (19%)

burn out

Sourve technologie

24% des exploitants agricoles cumuleraient une « forte charge de travail » et un « travail compulsif ». Si l’on pousse plus loin l’examen de leur situation, on s’aperçoit qu’à la différence des artisans commerçants, chefs d’entreprise et même des cadres, l’épuisement émotionnel est plus fort chez les agriculteurs : le plus fort taux de fatigue à la fois le matin et le soir montre cette fragilisation. Ils sont ainsi 24% à se dire « vidé émotionnellement par leur travail »,  47% à se sentir "fatigué dès le matin" et 53% à se sentir "épuisé à la fin d'une journée de travail".

burn out vidé

Cette étude cherche à la fois à clarifier la symptomatologie du burn-out à travers un tableau clinique précis et à quantifier le phénomène. Elle sert également de base à un « Appel pour la reconnaissance de l’épuisement professionnel au Tableau des maladies professionnelles ».  Seuls quelques dizaines de cas de pathologies psychiques sont en effet reconnus chaque année. « Ce qui reste très inférieur à la réalité » estime le cabinet. Cette approche permettra également de définir quelles peuvent être les actions de prévention au niveau des entreprises.

 

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Commentaires 28

geo

@a geo (au passage, essayer de prendre un pseudo unique pour faciliter la chose): Lorsque vous dites que la MSA a fait capoter l'affaire, êtes vous sûr de vos sources? La profession n'a t'elle pas été en partie responsable? Le lobbye permanent du syndicat a t'il pris la bonne direction? A moment donné, tout est question de choix stratégiques. Et sur le dossier "retraite", je suis navré de vous dire que ces choix n'ont pas toujours été pris dans l'intérêt de la profession. Vos 2 revendications sont tout à fait légitimes mais devraient-elles revenir sur le devant de la scène de manière sèche quel que soit le sujet? Témoin de votre agressivité injustifiée, votre dernière phrase.

@grigri: secteur agricole, je cotise à titre principal à la MSA. Mais vous savez comme moi que c'est un vaste secteur...

@popeye

Étrange comparaison entre après guerre et maintenant... Le grand pére n avait pas d électricité une cheminée ne prenait pas de vacances l eau venait du puits, n avait pas les frais de scolarité des gosses, les ordinateurs quasi indispensable, ni tout les trucs qu essaient de te vendre la pub..... Bref incomparable , vu l éventail de dépense aujourd'hui hui ce n est pas anormal que le budget nourriture représente moins en valeur , de même que les progrès de l'industrie ont permis de baisser des coûts , mine de rien la nourriture les conso la paie à la caisse , à la pac via les impôts, au traitement de l eau via leur facture
le budget alimentation d un agriculteur contemporain et de celui d un consommateur lambda contemporain ne se ressemblent ils pas ?

noel07

je sais que j ai ete un peu execif ds ms propos et que biensur tout les fonctionnaires ne sont pas a banir loing de la. je pense que si ns en sommes la aujourd hui c est surtout a cause de notre pouvoir de revendication , casiment nul en raison de notre impossibilitee de bloquer le pay comme l on fait d autre secteur de leconomie . je pense aussi que geo a du vivre de lagriculture ms pas y travailler

grigri

bonjour geo, je suis prêt a parier que tu ne nous dira pas dans quel secteur tu travail ?!!

Popeye80

Alors selon Geo, nous avons choisi notre métier et donc nous n'avons pas à nous plaindre et on a qu'à aller voir ailleurs!!!!C'est une façon de voir mais il faut alors supprimer tous les syndicats, y compris ouvriers. Pourtant les commentaires précédents, même si ils noircissent parfois le tableau, montrent qu'il y a un réel problème de rémunération dans notre métier, surtout dans les filières d'élevage qui demandent beaucoup de temps et de contraintes. Pourtant, si après la 2nd guerre un français moyen dépensait près de la moitié de ses revenus pour se nourrir, il en dépense aujourd'hui autour de 15% (INSEE). Donc on pourrait très clairement augmenter les prix payés aux producteurs sans incidence significative sur le budget des ménages, contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire, juste histoire de nous faire culpabiliser peut être...
Quant aux retraites, il est un fait à prendre en compte, c'est la démographie. Avec le système par répartition, ce sont les actifs qui paient les retraites. En agriculture, où la population active a fortement chuté, cela pose clairement un problème. En résumé, les enfants de l'agriculture vont travailler dans d'autres secteurs, ils cotisent pour la retraite de leur secteur d'accueil et non pour celle de leurs parents!!!

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