47 acteurs du territoire engagés dans la charte de la biodiversité

Avenir agricole et rural de la Haute Marne 52

Le Parc Naturel Régional de la Forêt d’Orient est le 47ème acteur du territoire à signer le pacte d’engagement traduisant son adhésion à la Charte de la Biodiversité en Champagne Ardenne, mise en place par le Conseil régional en décembre 2012. Cette signature a été réalisée dans le cadre de la 1ère conférence régionale de la biodiversité qui s’est tenue le 22 janvier dernier à Radonvilliers dans l’Aube.

PREMIERE CONFERENCE REGIONALE DE LA BIODIVERSITE

Un lieu : la nouvelle salle des fêtes de Radonvilliers, qui illustre la manière de valoriser les services écosystémiques, ou services rendus par la nature (toiture végétalisée, ossature bois, ouverture au sud, chauffage aérothermique, respect des normes Haute Qualité Environnementale, etc.). Un double évènement : la 47ème signature du pacte d’engagement traduisant une nouvelle adhésion à la charte de la biodiversité en Champagne-Ardenne, celle du Parc Naturel Régional de la Forêt d’Orient (PNRFO), et la tenue de la 1ère conférence régionale de la biodiversité délocalisée. Une dynamique : la charte régionale a permis l’identification de 25 programmes d’actions puis l’élaboration d’un pacte d’engagement déjà signé par 47 acteurs du territoire manifestant leur volonté de décliner une ou plusieurs actions de la charte. Des projets : le développement de moyens pour favoriser les échanges et le partage d’expériences (newletters, réunions, forum, etc.). Un temps de réflexion : la thématique «de l’économie de la biodiversité et des services écosystémiques» présentée par Franck-Dominique Vivien, maître de conférences en économie à l’université de Reims et auteur d’ouvrages. Un témoignage, celui d’un agriculteur signataire d’un pacte d’engagement : Benoît Collard, ayant rejoint le réseau FARRE en 1993, dont la ferme, située à Somme-Tourbe (51) a été qualifiée «Agriculture raisonnée» en 2004 et qui est certifiée HVE niveau 3 en 2013, et secrétaire général de Symbiose (une association réunissant des partenaires très variés sur un territoire visant une gestion partagée de la biodiversité). Telles sont les composantes qui ont assuré le succès de la première conférence régionale de la biodiversité délocalisée organisée par le Conseil régional à Radonvilliers, une des 57 communes du PNRFO.

Concertation locale, bon sens et pragmatisme

En accueillant sur sa commune cet évènement, Jean-Marie Coutord, maire de Radonvilliers, a fièrement décrit la nouvelle salle des fêtes qui recevait les participants : principalement des partenaires ou des représentants d’instances intéressées par des démarches territoriales et de biodiversité. En revanche, avec bon sens et pragmatisme, il n’a pas manqué de profiter de cette tribune pour souligner, à propos  des approches visant la gestion de la biodiversité : «comme le propose la charte, l’engagement sur la gestion de la biodiversité issu de la concertation avec les acteurs sur les territoires est essentiel. Cependant, plus globalement et concernant certains textes de loi sur ce sujet, il faudrait être plus «cool» ! Car entre ce qui est écrit à un moment et son application, ça n’est pas toujours facile et parfois c’est même incohérent !». En écho, Christian Branle, Président du PNRF FO, a rappelé que le développement économique est essentiel tout en ajoutant que la prise en compte de la biodiversité, tel que le propose la charte, est un moyen d’échanger avec tous les partenaires possibles pour travailler sur les enjeux liés à la gestion des territoires. Rappelant que cette problématique et la vocation «de lieux d’expérimentation des Parcs» seront au cœur des débats du congrès national des PNR, qui a pour thème «les Parcs acteurs de l’égalité des territoires» et qui est accueilli en octobre prochain par le PNRFO, Christian Branle a souligné : «notre mission est de maintenir la mobilisation de tous les acteurs du territoire autour d’un développement économique durable et harmonieux tout en prenant en compte les contraintes locales».

Les acteurs territoriaux, moteurs et ambassadeurs de la démarche régionale

Pour Raymond Joannesse, vice-président du Conseil régional en charge du développement durable, l’association de ces problématiques afin d’établir des réponses locales au travers de l’implication d’acteurs volontaires connaît un bon démarrage avec 47 signatures de pactes d’engagement par les acteurs territoriaux et 62 fiches d’actions. Cependant, le développement de cette démarche passe par le déploiement de nouveaux moyens pour décloisonner les acteurs disséminés sur le territoire champardennais. Newsletter, ré­unions, forum, etc. seront mis en œuvre, car pour Raymond Joannesse «cette démarche n’est pas une simple stratégie de la région mais bien celle des acteurs sur le territoire, qui la feront vivre et assureront son développement».

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