67e congrès : la FNSEA veut engager le redressement productif de l'agriculture

67e congrès : la FNSEA veut engager le redressement productif de l'agriculture
Xavier Beulin a déclaré l'élevage comme "grande cause nationale"

La FNSEA, premier syndicat d'agriculteurs, tient son 67e congrès de mardi à jeudi à Troyes avec pour ambition de jeter les bases de l'amélioration de la compétitivité de l'agriculture, notamment dans les filières d'élevage et fruits et légumes.

La France est le premier producteur de blé, maïs, viande bovine, volaille, betterave et oléagineux. L'agriculture participe positivement à la balance commerciale et notamment le blé (7,3 milliards d'euros d'excédent) ou les vins et spiritueux (à hauteur de 8,6 milliards). "Il n'y a pas qu'Airbus" qui vend du made in France à l'étranger veut faire entendre Xavier Beulin, président de la FNSEA.

Pour évoquer ce sujet, le syndicat a notamment invité à Troyes Louis Gallois, ancien patron d'EADS -et donc d'Airbus-, auteur du rapport sur la compétitivité, devenu Commissaire général à l'investissement.

Car si les grandes cultures végétales ou le vin ont les reins solides, l'élevage ou les productions fruitières et maraîchères souffrent d'un déficit de compétitivité qui les met en danger.  L'élevage, quant à lui, a besoin d'un "soutien différencié" de Bruxelles et d'une "contractualisation avec les industriels pour qu'ils prennent en compte les hausses de coûts de production" et notamment la hausse des prix des céréales qui renchérit l'alimentation animale, détaille Pierre Chevalier, président de la Fédération nationale bovine, autre association spécialisée de la FNSEA.

Tension avec le ministre

 Face à cette urgence, Xavier Beulin a déclaré la semaine dernière l'élevage comme "grande cause nationale" et promis des actions régionales et nationales en avril.  "Nous avons besoin que la FNSEA porte haut et fort ces revendications", explique Pierre Chevalier.

"La Politique agricole commune (PAC) ne peut pas être le faux nez face aux enjeux du retour de la compétitivité des entreprises", tempère néanmoins Xavier Beulin. Comprendre: l'élevage doit devenir plus compétitif et ne pas vivre sous perfusion de Bruxelles.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, plaide pour un rééquilibrage des aides de la future PAC (2015-2021) actuellement discutée à Bruxelles. Il a notamment fait admettre sa proposition de subventionner davantage les premiers hectares, les exploitations animales étant plus petites que les productions végétales.

La tension entre le ministre et la puissante FNSEA semble d'ailleurs poindre ces dernières semaines. "Il y a des sujets avec lesquels on a besoin de s'expliquer: sur le rythme de convergence des aides de la PAC, sur la prime aux 50 premiers hectares, l'agro-écologie", concède M. Beulin.

Stéphane Le Foll ne cesse de vanter les mérites de l'agro-écologie, qui vise selon lui à concilier performances écologiques et économiques dans les champs. La FNSEA, qui se plaint régulièrement de l'empilement de normes environnementales qui étranglent selon elle les agriculteurs, veut savoir "ce qu'on met derrière ce mot". Le ministre de l'Agriculture est attendu jeudi à Troyes.

Source AFP

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Commentaires 1

bisounours

les éleveurs tombent , la fnsea fanfaronne !A l'image de la FRANCE : ceux qui en font le moins ,et qui sont grassement remerciés ! Quant tous les bouseux , qui se lèvent tôt pour ne rien gagner ,auront disparus ,la FRANCE ira acheter ce qu'elle produisait : lait , fromage , yaourt , porc , vache, veaux , moutons ,chèvres ... Comme pour l'industrie , un réveil douloureux et une balance commerciale à l'envers ... Arrêter les faux encouragement et les promesses !

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