700 éleveurs et un troupeau à Toulouse : Soyons confiants et mobilisés !»

D.B.

700 éleveurs et un troupeau à Toulouse : Soyons confiants et mobilisés !»

700 éleveurs de la région Midi-Pyrénées, dont des Aveyronnais, ont manifesté en masse le lundi 6 octobre dans le centre-ville de Toulouse. Le secteur connaît depuis plusieurs années une crise importante, encore aggravée par la progression de la fièvre catarrhale.

Dominique Cammas, président de la section ovins viande de la FDSEA, est satisfait de la mobilisation régionale et aveyronnaise en particulier : «Je remercie tous les éleveurs de notre département venus en car ou en voitures particulières à Toulouse». Pour Dominique Cammas, «la population toulousaine a été à notre écoute en signant massivement notre pétition, en témoignant son soutien en faveur de notre filière ovine régionale, indispensable pour l'économie et l'aménagement de notre territoire».

Vente à perte...

L'éleveur de Pont de Salars refuse de croire à la fatalité avec l'actuelle vente à perte des ovins viande : «l'éleveur est scandaleusement payé 5 euros par kg/carcasse, à cela il faut rajouter 2 euros pour l'abattage et le transport, pour retrouver notre viande ovine en Grande surface vendue à 17 ou 18 euros le kilo ! Nous voulons un prix du kilo payé 2 euros de plus, sans conséquence sur le prix de vente, et qui rognerait de seulement 2 euros la marge confortable déjà empochée par les GMS. Cela ne changerait rien pour eux, ni pour le panier de la ménagère. Ce serait un ballon d'oxygène pour nous éviter de vendre à perte».
Il rappelle que d'autres actions régionales auront lieu en France d'ici le grand rendez-vous national ovin du 13 novembre sur le Champ de Mars à Paris.

Pétitions

«D'autres pétitions seront signées pour être déposées aux Sénat, à l'Assemblée nationale et auprès des instances européennes le 13 novembre. Nous avons été entendus, je pense, à la DRAF de Toulouse. Nous savons aussi que le ministre Michel Barnier parle des ovins dans les réunions relatives au bilan de santé de la PAC. La balle est dans le camp français et européen. Il faut rester confiants et plus que jamais mobilisés !», conclut Dominique Cammas.

Source La Volonté Paysanne

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier