9 nouvelles exploitations sur 10 toujours actives après 5 ans

Raphaël Lecocq

Le nombre de candidats dépasse allègrement les possibilités offertes par le renouvellement.
Le nombre de candidats dépasse allègrement les possibilités offertes par le renouvellement (DR).

Le taux de réussite des nouvelles entreprises agricoles est largement supérieur à celui enregistré dans les secteurs de l’industrie, de l’artisanat ou encore du commerce. C’est l’un des enseignements de l’Observatoire national de l’installation et de la transmission.

Cinq ans après leur création, 88 % des nouvelles exploitations agricoles exercent toujours leur activité. A titre de comparaison, le taux est de 30 % dans l’industrie, seulement trois ans après leur création. Quand un agriculteur s’installe, c’est donc sur la base d’un projet solide et bien étudié. C’est une des conclusions de l’Observatoire national installation transmission, qui fonde ces données sur la période  1997-2010. L’Observatoire réunit le ministère de l’Agriculture, les Jeunes agriculteurs (JA), la Mutualité sociale agricole (Msa) et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (Apca). Cette performance traduit la motivation des candidats à l’installation et la qualité de l’accompagnement dont ils peuvent bénéficier auprès des organisations agricoles, durant toute la phase préparatoire à leur installation.

Mais pour réussir en agriculture, mieux vaut bénéficier de l’aide de l’Etat : les échecs après 5 ans sont 4 fois plus nombreux lorsque les projets d’installation ne sont pas aidés. L’Observatoire relève que 48 % des agriculteurs installés à titre secondaire et 20 % des exploitants à titre principal deviennent agriculteurs exclusifs après 5 ans.

13.000 installations par an

D’un point de vue quantitatif, avec 13.000 installations enregistrées en 2010, comme en 2010, dont 9.000 jeunes installés (- de 40 ans) le renouvellement des exploitations atteint un plus bas historique. L’attractivité du métier n’est nullement en cause puisque le nombre de candidats dépasse allègrement les possibilités offertes par le renouvellement. La baisse du nombre de départs en retraite, imputable en partie à une restriction des conditions de départ anticipé, restreint mathématiquement les possibilités d’installation. Dans les années à venir, l’intégration de jeunes agriculteurs dans des structures sociétaires existantes devrait se développer et offrir autant de possibilités d’accéder au métier.

Quatre nouveaux agriculteurs sur dix sont des agricultrices, et un peu moins de trois sur dix chez les moins de 40 ans. A noter que chez les jeunes installés, 38 % des femmes bénéficient des aides à l’installation contre 57 % chez les hommes. Le moindre niveau de formation expliquerait en partie le phénomène.

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