À l’assaut des marchés de demain

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À l’assaut des marchés de demain
« Une entreprise qui veut aller de l’avant, innove mais elle doit aussi s’ouvrir à d’autres partenaires. » C’est ce qu’ont fait les responsables de Terrena pour développer une Agriculture écologiquement intensive. © Guillaume de Werbier

Lors de la récente assemblée générale de Terrena, ses responsables sont largement revenus sur l’engagement de la coop dans l’Agriculture écologiquement intensive. Son cheval de bataille depuis plusieurs années maintenant.

Produire plus et mieux : le leitmotiv de la coopérative Terrena (22 000 agriculteurs adhérents, 11 8021 salariés). Pour y parvenir, elle veut persévérer dans le développement d’une Agriculture écologiquement intensive (AEI).

Terrena a voulu, pour son assemblée générale, mercredi dernier à Carquefou, convier plusieurs de ses partenaires qui ont œuvré en 2011 à la consolidation de cette démarche.

Effectivement, pas moins de 17 innovations sur le terrain ont marqué ces derniers mois le véritable démarrage de l’économie AEI. Hubert de la Hamelinaye, directeur général adjoint de Terrena, en cite quelques-unes significatives. « Farmstar est une technique qui utilise l’imagerie satellite pour un meilleur pilotage des intrants et permet d’améliorer les rendements de nos adhérents. 92 000 ha sont concernés. » Autre exemple mis en exergue, Fongipro, est aussi un outil d’aide à la décision. Avec lui, il est possible de diminuer de 15 % les consommations de produits fongicides. La nouvelle stratégie de Terrena s’incarne aussi dans la technique Profilia, « un nouveau raisonnement de la ration des vaches laitières, qui améliore l’efficacité alimentaire ». 800 producteurs l’utilisent.

Hubert Garaud, président de Terrena, et son directeur général, Alain Guillemin, parlent d’un « choix stratégique ». « Nous avons un projet agricole dans lequel on mobilise des moyens pour l’avenir de vos économies et celui de vos productions à travers la démarche de « la nouvelle agriculture » », ont-ils insisté auprès des adhérents réunis, à La Fleuriaye.

Des accords

Terrena s’est aussi associée à des entreprises expertes dans leurs domaines pour aller encore plus loin dans l’AEI. C’est le cas avec le récent rapprochement avec l’entreprise Loeul et Piriot, leader européen de transformation de viande de lapin (lire Loire-Atlantique Agricole du 25 mai, page 15) Pour sa part, Jean-Louis Hurel, PDG de Saria, a rappelé le partenariat qui l’unit à la coop dans l’unité de méthanisation Valdis, à Issé. Elle valorisera à terme 58 400 t de biomasse transformées en électricité, en chaleur et fertilisant pour l’agriculture. Par ailleurs, Terrena et la Lyonnaise des Eaux ont fondé Onova, société dédiée aux besoins et aux problématiques d'eau et d'environnement des agriculteurs. « Nous avons déjà des projets avec Elivia et Gastronome », explique le directeur de la société, Rémi Casalis. « Notre chiffre d’affaires est de 2,5 millions d’euros, ce qui est une bonne performance pour une première année de fonctionnement. »

Terrena croit à l’avenir de l’AEI car elle génèrera « des produits alimentaires différents, plus sûrs, plus sains, porteurs de valeur ajoutée supplémentaire », attendus par les consommateurs. C’est sur ce sujet que la coop compte se concentrer cette année.

Les dirigeants de Terrena ont profité de cette tribune pour rappeler en parallèle de quelle manière ils ont été présents auprès de leurs adhérents. Alain Guillemin a listé les principales actions de la coop dans ce domaine. Pour 2011, il évalue le retour aux adhérents à 6,8 millions €  pour 8 119 adhérents. « Nous avons aussi mobilisé 2,9 millions d’avance de trésorerie à destination de 230 adhérents. Nous avons accompagné 469 jeunes agriculteurs au début de leur cycle professionnel. Nous avons mis en place des cautions pour 14 millions au bénéfice de 188 adhérents. Et enfin, nous avons mis en place trois plans d’accompagnement à l’investissement. 9 millions d’euros seront mobilisés à ce titre dans les cinq prochaines années. »

-  Les chiffres clefs de l’exercice 2011 du groupe Terrena à lire page 2 de Loire-Atlantique Agricole du 13 avril dernier.

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Commentaires 2

aiglon

le cout des salariés est valorisé par leur travail et non a la charge du producteur..

AIGLE201

Toujours plus de productivité, c'est le maitre mot. Là il y a faire: 11 821 salariés pour 22 000 adhérents (0.5 salarié/adhérents, soit de 15 à 20 000 euros de coût salarial par adhérent). La productivité: oui mais arrêtons le toujours plus,plus,... car jeunes et moins jeunes ne tiendrons pas le rythme pendant une carrière ( 42 ans et + ?). Augmentons le nombre d'adhérents et diminuons le nombre de salariés, quelques part tout le monde peut s'y retrouver.

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