Action viande bovine FDSEA-JA : Arrêter la spirale à la baisse

P.M.

Les enseignes de la grande distribution se sont lancées dans une course effrénée de la baisse des prix.La viande bovine n'échappe pas à cette course et fait une nouvelle fois réagir la FDSEA et les JA de l'Aveyron.

Après une action au Géant Casino de Millau qui proposait la semaine dernière des côtes de boeuf à 9,95 € le kg, des éleveurs de la FDSEA et des JA se sont rendus vendredi dernier au nouveau magasin Leader Price d'Onet qui communique à grand renfort de publicité sur de la basse- côte de boeuf origine France à 4,99 € le kg.
Comment espérer dans ces conditions une juste rémunération des producteurs ? Comment de tels prix sont-ils possibles ? De la basse-côte de boeuf à 4,99 €/kg, de la tende de tranche à 6,90 €/kg, du faux filet à 7,90 €/kg... Les grandes surfaces se sont lancées dans une véritable compétition à qui sortira le prix le plus bas. Alors qu'une augmentation urgente des prix à la production est aujourd'hui admise par tous, la FDSEA et les JA dénoncent ces promotions qui participent à un blocage de la reprise des cours tout en donnant au consommateur une image fausse du véritable prix de la viande et de ce qu'elle coûte à produire dans les exploitations.

Pratiques inacceptables

En réponse à cette provocation, des représentants de la FDSEA et des JA ont été «inaugurer» le nouveau magasin Leader Price qui s'est installé à Onet afin que cessent ces pratiques inacceptables et d'empêcher à tout prix qu'elles ne se généralisent. Après une rencontre avec le responsable du rayon bou- cherie et celui du magasin, les affiches qui signalaient cette promotion ont été brûlées à l'extérieur.
Les agriculteurs se sont ensuite rendus à l'Intermarché installé à la Gineste afin d'opérer un contrôle de prix et de provenance de la viande vendue.
Dans un contexte de crise profonde de l'élevage, les responsables bovins viande de la FDSEA et des JA veulent réagir clairement et systématiquement pour parer à tout dérapage tant sur l'origine de la viande que sur son prix de vente. Il est plus qu'urgent de retrouver un niveau de prix à la production en phase avec le travail et les efforts réalisés mais aussi avec les charges engagées qui ne cessent de progresser.

Source La Volonté Paysanne

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