Adapter la conduite des troupeaux laitiers

UAR (L'Union Agricole et Rurale) 15 .

Adapter la conduite des troupeaux laitiers
Les techniciens de la Chambre d’agriculture proposent différents leviers d’actions pour limiter le déficit fourrager en cette période de sécheresse.

Sécheresse : Les conseils de la Chambre d’agriculture pour limiter l’impact climatique sur les besoins fourragers.

Il existe différents leviers d’actions pour limiter le déficit fourrager (- 45 % environ). Dans tous les cas, une évaluation des stocks est la première étape. Ensuite, la conduite des troupeaux peut être adaptée.

En élevage laitier

1- Réformer les vaches vides, à faible niveau de production ou encore les vaches à problèmes (cellules, mammites, boiterie,…) qui seront incapables de rentabiliser des rations coûteuses. La réalisation de diagnostics de gestation permet d’anticiper les réformes.
2- Après avoir établi, le bilan fourrager : 
Si le déficit fourrager est inférieur à 3 kg de MS/UGB, l’achat de concentré supplémentaire suffit. Des précautions s’imposent pour éviter les risques d’acidose : assurer un minimum de fourrage grossier, choisir des concentrés riches en fibres ou en amidon lent, fractionner les apports dans la journée. Il est conseillé d’employer des substances tampon tel que le bicarbonate pour stabiliser le pH du rumen.
Si le déficit est supérieur à 3 kg de MS/UGB, l’achat de fourrage est incontournable. Avant d’acheter, il faut comparer le coût de l’UF entre les fourrages disponibles. 
3- Pour les vaches en lactation : utiliser les fourrages disponibles les plus riches et les associer avec des fibres de bonne qualité. Dans
la majorité des cas, le foin et l’ensilage d’herbe vont faire défaut. Pour les remplacer cette année, le choix est restreint. La luzerne déshydratée en brin est très appropriée pour sécuriser la ration et apporter en plus une quantité d’azote non négligeable. Pour l’énergie, le maïs doux peut être une solution. 
4- Pour les génisses et les vaches taries : la paille peut entrer facilement dans les rations de ces animaux aux besoins modérés. Elle doit être associée à un aliment concentré et à une complémentation minérale et vitaminique. Si les quantités de paille distribuée sont importantes, l’ajout d’un aliment liquide améliore l’appétence et favorise l’ingestion. 
5- Avancer l’âge au vêlage : une primipare à 24 mois consomme 4 tonnes de MS de moins qu’une primipare de 3 ans avec des performances proches après vêlage.

Contactez vos techniciens, ils vous aideront dans cette démarche : choix des réformes, établissement de bilans fourragers, orientation des achats, adaptation de rations aux différentes catégories d’animaux.

ANAÏS JOUVENTE
(CANTAL CONSEIL ELEVAGE),
BERNARD LAFON
(CHAMBRE D’AGRICULTURE)

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