Adour-Garonne : L’État réduit la taille des zones vulnérables aux nitrates

Adour-Garonne : L’État réduit la taille des  zones vulnérables aux nitrates

L’État a partiellement répondu aux protestations de la FNSEA contre l'extension des "zones vulnérables" aux nitrates dans le bassin Adour-Garonne, en réduisant d'un tiers la taille des nouvelles zones où s'imposent de sévères mesures antipollution.

Deux arrêtés ont été pris à la mi-mars par le préfet de Midi-Pyrénées, coordonnateur du bassin Adour-Garonne, charger d’ aménager  la carte de lutte contre les nitrates prévu l'été dernier, ont indiqué des responsables de la direction régionale de l'agriculture (DRAAF) et de l'environnement (DREAL).

La nouvelle carte ramène de 1.635 à 1.437 le nombre des nouvelles communes concernées et dans 524 de ces dernières, seule une partie du territoire sera classé en zone vulnérable, ce qui était  impossible jusqu'ici. Au total, la surface nouvelle en zone vulnérable est inférieure de 36% au projet initial.

Le projet initial avait provoqué une flambée de colère et de manifestations répétées du monde agricole dans le Sud-Ouest à l'automne dernier. Dès la fin août, les présidents des chambres d'agriculture soulignaient que "les nouveaux critères" conduisaient à "une augmentation de plus de 80% du nombre des communes classées en zone vulnérable, ce qui fragilise fortement l'agriculture du bassin Adour-Garonne et plus particulièrement son élevage".

Seuil nitrate abaissé de 50mg/l à 18 mg/l

Le Sud-Ouest, moins pollué que les zones de grande culture du bassin parisien, déjà en zone vulnérable, a pris de plein fouet le nouveau zonage présenté à l'été 2014. Il prévoyait d'ajouter 1.635 nouvelles communes aux 2.017 déjà concernées dans le bassin, qui couvre les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, ainsi qu'une petite partie des régions limitrophes (Auvergne, Languedoc-Roussillon, Limousin et Poitou-Charentes).

A la demande de la Commission européenne qui jugeait insuffisantes les mesures françaises contre la pollution des eaux par les nitrates, la France a en effet abaissé de 50mg/l à 18 mg/l d'eau le seuil au-delà duquel une zone est "vulnérable".

Ce seuil de 18 mg de nitrates par litre d'eau subsiste.  Au-delà , l'exploitant doit prendre des mesures jugées exorbitantes par le principal syndicat agricole, la FNSEA. L'épandage de tout engrais synthétique ou naturel (déjections animales) est interdit jusqu'à 7 mois et demi par an, ainsi que tout épandage à moins de 35 mètres des berges ou sur des sols en forte pente.

Les agriculteurs sont donc tenus de stocker plus longtemps les déjections animales et donc d'investir dans des fosses étanches de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Source AFP

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Commentaires 6

Mr TINCA

+1 fairytales
De toute manière nous savons tous qui va payer les amendes européennes

Averonet

@cscn12: Rectificatif, l'Aveyron est un département SUPER pollué. D'ailleurs avec toutes ces vaches qui rotent et qui pissent sur le plateau de l'AUBRAC et du LEVEZOU.... tous les écolo, ministres,...vous le diraient: faut supprimer les bestiaux de nos campagnes et arreter les engrais.

fairytales

Le seul bon sens et la simplification serait de mettre la France entiere sous le régime de la directive nitrate comme en allemagne

cscn12

le gouvernement gauchiste viens de faire payer un lourd tribut aux eleveurs aveyronnais. l'Aveyron est le seul departement de droite du sud ouest, la vengeance des gauchistes est sans pitié

disasterpieces

Lien pour la carte,les communes ou parties de communes en bas de la page

http://www.midi-pyrenees.developpement-durable.gouv.fr/la-delimitation-de-la-zone-vulnerable-sur-le-a10898.html

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