Agriculture biologique : La bio convainc de plus en plus les producteurs du Cantal

CHRISTIAN FOURNIER

L'association, de producteurs et d'acteurs de la filière bio du Cantal, compte cette année 25 % de producteurs en plus, et 25 à 30 autres sont encore attendus.

“Depuis deux ans, nous nous attachons au développement des filières car c'est la base de l'essor de l'agriculture biologique et, l'an dernier, les filières laitières en forte progression ont généré une vingtaine de passage en bio. Ce mouvement devrait se poursuivre en 2010 avec des entreprises laitières comme 3A qui développe une tournée laitière bio, Biolait avec la coopérative de Valuéjols, Duroux sur Mauriac et un projet de collecte en Châtaigneraie”, indiquait Vincent Vigier, animateur de l'association, à l'occasion de l'assemblée générale de Bio 15 à Laveissière, samedi. “L'idée est que, d'ici fin 2010, tout producteur du Cantal interessé puisse être collecté en lait bio”.

100 producteurs bio dans le Cantal

Un lait bio “qui tire vers le haut les produits bio et représente moins de un pour cent, rapporté à la collecte conventionnelle. Rien que Biolait importe 20 millions de litres d'Angleterre… c'est dire la place disponible pour nos producteurs”. En résumé, quelles que soient les filières : le bio est en plein développement dans le Cantal. L'année 2009, a été marquée par une forte progression des conversions en bio. Le Cantal fait désormais jeu égal avec la moyenne auvergnate et française. Le département compte en effet 100 producteurs bio, dont 84 qui adhérent à l'association Bio 15. Le lait bio représente trois millions de litres pour 20 producteurs soit 150 000 litres par exploitation. Le prix moyen de vente était de 400 euros les 1 000 litres en 2009, non comptés 30 à 53 euros par mille litre de prime laiterie pendant la conversion. Quarante producteurs sont en vente directe, entièrement ou partiellement, soit plus du tiers des agriculteurs bio du département. La filière viande bovine cantalienne représente 2 364 droits PMTVA pour 44 producteurs avec “des acheteurs auvergnats qui manquent de porcs, de moutons et de volaille”. Au titre des projets 2010, Bio 15 a décidé de poursuivre les fondamentaux de l'association : communication entre les adhérents, participation aux foires bio, développement des filières, mise en relation des nouveaux paysans bio avec les plus expérimentés, incitation à se former pour les adhérents, faire progresser le plafond d'aide aux frais de certification.

 

Une filière “plantes” ?

À l'occasion de cette assemblée générale, plusieurs intervenants ont développé des thèmes d'actualité. C'était le cas du semis direct sous mulch vivant en bio par Gilles Lasalle, venu exposer “une méthode encore expérimentale d'agriculture sans labour”, menée en collaboration avec des agriculteurs bio du Lot et qui intéresse non seulement les agriculteurs bio mais aussi les conventionnels. Un test grandeur nature permettra à l'automne de tester “cette technique révolutionnaire”. Intervention aussi de Louise Fournier d'Unebio, structure nationale d'éleveurs basée à Alençon sur la filière viande et de Bernard Jaffeux pour une filière plantes à la recherche de producteurs : “La lavande est plombée dans le Sud par des maladies et parasites qui font d'elle un produit rare. Parallèlement, la demande des huiles essentielles est en hausse de 35 % dans le monde”. D'où l'idée, pour une filière plante “qui ne connaît pas la crise”, de rechercher des producteurs de lavande sur l'ensemble du Massif central. À la clé, “des revenus supplémentaires de l'ordre de 2 200 euros nets de à l'hectare, pour une récolte mécanisable”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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