Agriculture: les états généraux de l'alimentation lancés "début juillet" (Macron)

AFP

Agriculture: les états généraux de l'alimentation lancés "début juillet" (Macron)
Une manifestation d'agriculteurs, dans un supermarché parisien, pour dénoncer les prix pratiqués par la grande distribution.

Les états généraux de l'alimentation, annoncés pendant la campagne présidentielle, débuteront "début juillet", notamment pour améliorer la valeur ajoutée reçue par les agriculteurs sur la vente de leurs produits, a annoncé vendredi Emmanuel Macron à Verneuil-sur-Vienne, près de Limoges.

"Nous lancerons dès le début du mois de juillet" les états généraux de l'alimentation que "le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation aura à piloter", "il s'agit de vivre dignement du prix payé", a déclaré le président de la République. Le plan d'investissement de 5 milliards d'euros, également promis pendant la campagne, sera lancé "à l'issue" de ces états généraux, a-t-il ajouté.

Pour qu'un "vrai partage" de la valeur ajoutée puisse avoir lieu, les états généraux devraient comprendre notamment des "négociations" entre représentants des agriculteurs, de l'agroalimentaire et des distributeurs. "Les paysans veulent simplement que lorsqu'on produit, en investissant, on puisse en vivre (...) or, ce n'est plus le cas aujourd'hui", a admis M.Macron: "On ne peut pas accepter" cela.

Les états généraux vont supposer "de rouvrir nombre de relations commerciales" et de discussions européennes, a précisé le président. "Nous allons inciter les producteurs à se regrouper pour vendre ensemble" et pour que, "filière par filière, on trouve l'organisation qui permette à chacun d'avoir un vrai partage de la valeur ajoutée", a-t-il expliqué.

Au-delà des "aléas climatiques", qui ont lourdement pénalisé les agriculteurs l'an passé, des crises sectorielles (lait, porc...), et des difficultés administratives "inacceptables", comme les retards de paiement des aides européennes de la PAC (politique agricole commune), le président a aussi souligné que le monde agricole et alimentaire "est au milieu d'une grande transformation", que l'État doit "accompagner".

"Il faut accompagner la transformation d'un modèle productif", afin de "répondre davantage aux attentes des consommateurs", pour préserver "la souveraineté alimentaire française" et, "dans le même temps, la qualité de la production", a-t-il dit. Selon M. Macron, l'agriculture diversifiée française (intensive, agroécologie, AOC...) le restera, mais certains modèles sont "perdus d'avance". Car "une agriculture intensive qui n'arrive pas à exporter" et "qui ne va pas vers la qualité", a-t-il ajouté, "n'a pas d'avenir".

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