Agroalimentaire : la French Touch pourrait bien mieux s’exporter

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Agroalimentaire : la French Touch pourrait bien mieux s’exporter

Pour la première fois depuis la création de Sopexa, le groupe a proposé une table ronde à la suite de son assemblée générale. L’exportation des produits français étaient au cœur du débat animé par des grands acteurs de l’industrie agroalimentaire française.

Les entreprises Lesieur, Michel et Augustin, Lactalis, Castel mais aussi Arc International et TNS Sofres étaient représentées mardi à l’occasion de la table ronde organisée par Sopexa. Chaque représentant a ainsi pu présenter ses moyens mis en place pour exporter la « French Touch » à l’international. Mais alors que l’image de la France à l’étranger est forte et qu’elle jouit d’une belle côte d’amour, Cécile Bassot, directeur général du groupe Sopexa explique que la France n’a pas profité pleinement de la hausse des importations agroalimentaires dans le monde. Mais elle précise qu’elle pourrait gagner des parts de marché en étant active sur les marchés où il y a encore des places à prendre et en présentant une offre plus authentique et plus davantage à l’écoute des attentes des consommateurs à l’étranger.

Tous les représentants des entreprises réunis pour le débat s’accordent à dire que la France pourrait obtenir de bien meilleurs résultats à l’exportation. Pour Augustin Paluel-Marmont, co-fondateur de Michel & Augustin, il est important de « changer de mentalité et accepter de prendre des risques ».  Franck Crouzet, directeur de la communication au groupe Castel (négoce de vin) vient appuyer ce discours en préconisant de donner une image moins technique et moins élitiste des produits français à l’étranger. Il donne d’ailleurs l’exemple car le groupe embouteille en Russie des vins français contenant deux fois plus de sucre que les vins qu’il commercialise en France pour s’adapter à la demande des consommateurs russes. Enfin Guillaume Garot, Ministre délégué à l’agroalimentaire explique que la France ne doit pas se « reposer sur ses lauriers en terme d’exportation », avant d’ajouter que « dans le savoir-faire français à l’étranger, il doit aussi y avoir le savoir-vendre ». Il encourage ainsi les entreprises à adapter leurs offres, sans pour autant renoncer à ce qui fait l’identité du produit.

Publié par MB

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