Algues vertes : la Commission européenne demande un point à Paris

(SC)

La Commission européenne demande à Paris un point sur ses mesures anti-algues vertes et une analyse des premiers résultats obtenus.

Dans un courrier en date du 18 juillet dernier, la Commission exprime son souhait d'"obtenir des autorités françaises un état des lieux actualisé et exhaustif de l'ensemble des mesures réglementaires, administratives, financières et autres mises en oeuvre et envisagées au cours des derniers mois" ainsi qu'"une description et une analyse des premiers résultats obtenus".

 Il s'agit pour la Commission de vérifier si le phénomène des algues vertes résulte, ou non,  en une violation des directives européennes sur l'eau et si toutes les mesures pour mettre fin à cette pollution sont engagées. Ce courrier, signé Georges Kremlis, membre du service juridique de la Commission, rappelle que sept plaintes (2010 et 2011) relatives aux algues vertes sont en examen à Bruxelles.

 La préfecture de région Bretagne a précisé mercredi que la réponse française serait rendue d'ici à la fin octobre. "La France répondra point par point sur les mesures mises en oeuvre", indique une responsable du dossier en soulignant que le plan anti-algues vertes de gouvernement "se décline comme prévu".

Adoption de huit conventions de baies

Ce plan prévoit notamment un ramassage systématique des algues échouées sur les plages et l'adoption de huit conventions de baies pour la réduction des émissions azotées, principalement d'origine agricole, qui favorisent leur prolifération. La deuxième de ces conventions doit être signée vendredi pour la plus importante d'entre elles, la baie de Saint-Brieuc. Ces conventions sont basées sur le volontariat.

Parmi les questions de la Commission figure notamment celle de savoir à partir de quel seuil d'adhésion volontaire des agriculteurs aux nouvelles normes la France estimera "nécessaire" le "basculement vers des mesures obligatoires". Par ailleurs, la Commission souhaite savoir "quelle est la contribution éventuelle du secteur agricole" à ce financement alors qu'à l'heure actuelle, la lutte contre cette pollution est financée par les contribuables (Etat et collectivités).

Source d'après AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires