Algues vertes: un second plan de lutte lancé pour 2017-2021

AFP

Algues vertes: un second plan de lutte lancé pour 2017-2021

Un second plan de lutte contre les algues vertes (PLAV), d'un montant de 55,5 millions d'euros, a été lancé mercredi en Bretagne pour cinq ans, dans l'espoir d'éradiquer ce phénomène potentiellement mortel et dommageable pour le tourisme.

Alors que les plages bretonnes ont connu ce printemps leurs pires marées vertes depuis bien longtemps, du fait notamment de conditions climatiques favorables à leur prolifération, les acteurs étatiques et régionaux ont rappelé lors d'un point presse les progrès réalisés en Bretagne en matière de qualité de l'eau.

"La nature est très injuste, a déclaré Thierry Burlot, vice-président de la région chargé de l'environnement. Les résultats en matière de reconquête de qualité des eaux sont incontestés avec une teneur en nitrate dans les rivières qui diminue, mais nous avons encore des échouages massifs, la nécessité de poursuivre s'impose". La principale cause de prolifération établie scientifiquement est la fertilisation des champs (épandage d'engrais azotés et de déjections animales). Cette dernière est responsable à plus de 90% des flux de nitrates qui enrichissent les cours d'eau, puis nourrissent les algues vertes, présentes dans la mer à l'état naturel au même titre que d'autres algues. "Le seul moyen de parvenir à une maîtrise des échouages est d'affamer les algues en azote, ce qui suppose d'atteindre des concentrations en nitrates extrêmement basses dans les cours d'eau et, donc de faire évoluer en amont les pratiques agricoles", souligne la préfecture dans un communiqué.

Comme pour le PLAV 1, les huit baies bretonnes les plus exposées se sont fixé un plan d'action, avec à la clé des objectifs différenciés mais améliorés de taux de nitrates dans l'eau. Doté d'un budget équivalent aux crédits consommés lors du premier plan, le PLAV 2 finance à 90% des mesures préventives, notamment la couverture des sols entre deux cultures pour éviter la fuite des nitrates, de plus grandes zones de pâturage pour limiter la culture de céréales, par définition plus consommatrice en engrais et pesticides. A la clé, un pilotage plus fin des actions à mener dans chaque bassin versant et chaque exploitation. Deux baies prévoient par ailleurs un système dit "gagnant-gagnant", qui permettrait aux agriculteurs de bénéficier de l'aide d'une entreprise de travaux agricoles selon leur degré d'engagement dans l'amélioration de leurs pratiques. "On n'est pas dans une science exacte, mais l'enjeu est de maîtriser la prolifération à l'horizon 2027", a indiqué Jean-Louis Bourdais, chargé de mission eau à la préfecture de Région.

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Commentaires 2

jean

lier les algues vertes aux nitrates est une grosse erreure.Il y a d'autres facteurs qui sont bien plus déterminants que les nitrates . Difficile de lutter contre cette idéologie qui étouffe les véritées et les recherches nécessaires à faire

Bruno 02

Sans être concerné par ce phénomène, il y a bien longtemps que je pratique les apports fractionnés bien au delà de ce qui se pratique d'une façon générale.
C'est ce surcoût qui devrait être pris en charge, car c'est une façon imparable de ne pas polluer les nappes et surtout de pouvoir réduire si besoin les apports comme avec la sécheresse de cette année en fonction des possibilités d'absorption des plantes.

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