Alimentation : "remettre chacun en responsabilité" (Leclerc)

Alimentation : "remettre chacun en responsabilité" (Leclerc)

Les états généraux de l'alimentation, qui figuraient mardi dans la déclaration de politique générale du Premier ministre, peuvent permettre de remettre "chacun en responsabilité",producteurs, transformateurs et distributeurs, a commenté vendredi Michel-Edouard Leclerc, président du groupement E. Leclerc.

Les états généraux de l'alimentation, annoncés durant la campagne présidentielle par Emmanuel Macron pour revoir le partage de la valeur dans l'agriculture, et qui doivent démarrer vers le 20 juillet, "peuvent constituer une formidable opportunité de remettre un peu chacun en responsabilité", selon Michel-Edouard Leclerc, interrogé sur France Info. "Aux producteurs, probablement, de dire mieux quel système de production ils veulent développer, aux transformateurs, aux industriels, de mettre en scène d'une autre manière l'offre agricole nationale transformée, et puis aux distributeurs, peut-être, de mieux valoriser pour tenir compte des nouvelles attentes", a-t-il continué. Quant au contenu de ces états généraux, "pour le moment, c'est un peu le flou", a souligné M. Leclerc.  

"Une grande cause nationale"

"Je crois qu'il y a des tables rondes qui seront dédiées à la discussion, à la négociation de prix, à la mise en marché, et puis d'autres qui seront plus sur les aspects nutrition, sur les aspects aussi écologie", a précisé le patron du groupement de distributeurs indépendants. Pour lui, il s'agit d'une occasion "remettre les curseurs qualitatifs à la hausse, et ce sera à cette occasion la manière de mieux rémunérer le producteur. Mais pour ça il faut un grand mouvement collectif (...) c'est en ça que les (états généraux) de l'alimentation peuvent être une grande cause nationale", a-t-il encore indiqué. Ces états généraux doivent déboucher sur des propositions à l'automne, afin notamment de résoudre la question de la valeur des produits alimentaires qui doit revenir aux producteurs, face à la part que s'allouent les transformateurs et la distribution.

Source Avec AFP

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Commentaires 1

lulu

chaque producteur français doit aujourd'hui pouvoir vivre des ventes de ses productions. Ceci n'est pas le cas. Il existe une loi jamais appliquée : la vente à perte est interdite. Il n'y a que dans l'agriculture que ce sont les acheteurs qui décident du prix du produit. Les intermédiaires transformateurs et grande surfaces tirent toujours les prix à la baisse, et cette baisse c'est le producteur qui en fait les frais. Les consommateurs devraient être plus sages, en acceptant une petite augmentation, par exemple pour le lait. Quand ils achètent un portable dernière génération, ils ne disent jamais que c'est trop chère !

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