Altitude : Des restructurations pour peser davantage sur la génétique et l'export

Renaud Saint-André

Le président de l'union de coopératives a présenté les projets qui devraient permettre à Altitude d'être plus efficace pour décrocher de nouveaux marchés.

L'avion qui conduisait les intervenants à l'assemblée générale des coopératives Volcalis, Éleveurs du pays vert et Centraliment avait du retard, ce mercredi 16 mars. Pour patienter, le président d'Altitude, Jean-Pierre Chateau a assuré un “quart d'heure américain”. L'union des coopératives avait auparavant souligné “une dynamique marquée depuis la reprise laitière de cet automne, avec, pour Volcalis, une hausse de la collecte et du prix du lait”. De même, elle avait rappelé la “hausse de 6 % de la collecte des bovins pour le groupement de producteurs des Éleveurs du pays vert, assortie d'une place de plus en plus importante de la génomique dans l'activité de la branche génétique”. Mais pour continuer de rester performant et accompagner au mieux les adhérents, le président Chateau a annoncé un regroupement de l'UALC avec Midatest, qui est déjà une union de coopératives d'amélioration génétique et d'insémination du Sud-Ouest de la France. “Une seule entreprise sur les schémas de sélection viande qui sont les nôtres, pour accélérer encore la recherche génétique, notamment génomique”, explique Jean-Pierre Chateau. Mais il évoque aussi une nécessaire restructuration qui nécessitera de fermer des sites. “Car il y a la place pour 700 taureaux actuellement. Demain, nous en aurons besoin de 200 seulement”, justifie-t-il. Et puis, il a une autre idée qui fait son chemin, dans le domaine de l'export afin d'être le moins possible dépendant du seul marché italien. Le président d'Altitude révèle que des discussions sont en cours pour faire que Calexport s'approche de deux autres structures : Sofrelim, qui travaille essentiellement du limousin, et Deltagro, très présent sur le charolais. Si le projet voit le jour, sa capacité atteindra les 200 000 têtes, “avec garantie de paiement”, précise Jean-Pierre Chateau. Il ajoute que davantage d'animaux permettront de trier plus finement afin de constituer des lots plus homogènes pour satisfaire le client”.

Mais aussi le veau et le lait

Enfin, il rappelle la mise en place d'Altivo, en partenariat avec Veau du Limousin, qui a permis de reprendre l'abattoir de Lubersac en Corrèze, juste avant... qu'il ne soit victime d'un incendie ! D'où un retard dans la mise en place de la filière : “Néanmoins, en octobre dernier, nous partions de zéro ; à présent, 250 veaux par semaine trouvent un débouché et bientôt, nous passerons à 350.” Enfin, Jean-Pierre Chateau rappelait aux producteurs de lait le renforcement au capital de LFO : “Trois millions d'euros pour avoir accès à la valorisation du lait des producteurs.”
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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