Anticiper sa solution de contention

P. Olivieri

Contention, un aménagement à prévoir dès la conception.

Anticiper sa solution de contention

 C’est souvent la dernière roue du carrosse, et encore... Bien souvent la question de la contention est repoussée à un futur hypothétique par les éleveurs allaitants au moment d’élaborer leur projet de bâtiment. “C’est une erreur, réagit Laurent Sallard, responsable du service Bâtiments à la Chambre d’agriculture. Il faut au contraire anticiper le positionnement du dispositif de contention et d’accès pour le chargement plutôt que d’avoir à recasser ultérieurement.” Daniel Charmes en sait quelque chose : éleveur de limousines au Meyniel de Marcolès, il conduit seul un troupeau de 75 mères et il a dû viser au plus juste quand en 2005 il décide de profiter de l’agrandissement de sa stabulation pour installer un couloir de contention afin de faciliter les opérations de pesée, vaccination,..., et chargement des animaux. Mais l’espace disponible autour du bâtiment est réduit, qui plus est en bordure de la route d’accès au Meyniel. Conseiller par Laurent Sallard il aménage un dispositif avec un couloir doté d’une entrée à 45°, une porte guillotine, des passages d’homme et un marchepied pour des interventions humaines sécurisées. “Auparavant, j’étais vraiment contraint en termes de place pour faire ces opérations, j’étais obligé par exemple de mettre les veaux derrière les mères..., se rappelle Daniel Charmes. Aujourd’hui, je peux quasiment laisser les animaux dans un parc pour que le conducteur de la bétaillère puisse venir les charger seul si le lot n’est pas trop important.” Des gains de temps et de sécurité et un confort de travail appréciables pour l’éleveur qui souligne l’importance de la contention en élevage allaitant à l’heure de l’augmentation de la taille des troupeaux et d’animaux de fait plus peureux car moins habitués au contact avec l’homme. Coût matériel de cet aménagement qu’il a intégralement autoconstruit : environ 3 000 euros. Une somme à relativiser, relève Laurent Sallard, au regard du coût global d’un bâtiment neuf et un investissement pour lequel les éleveurs peuvent bénéficier d’aides du Département et de la Région (dans le cadre du PMBE(2) élargi) à hauteur de 45 % au total dans la limite de 15 000 euros HT de travaux, sachant que la MSA accompagne également ce type d’aménagement via un forfait de 500 €.

Dernier appel à candidatures du PMBE

Aujourd’hui, Daniel Charmes se projette dans un nouveau chantier : celui de l’extension de sa stabulation à aire paillée raclée et de l’ajout d’une fumière couverte. Les 68 places du bâtiment construit en 1988 - “l’année de mon installation”, précise l’éleveur - ne suffisent en effet plus à accueillir son cheptel dans de bonnes conditions. L’agriculteur de Marcolès et le conseiller Bâtiments sont en voie de finaliser les plans de ce projet et de faire deviser le coût des travaux avec l’objectif de déposer le dossier pour le prochain et dernier appel à candidatures du PMBE actuel, en mars 2013 probablement. Ce qui permettrait d’émarger à une subvention de 30 % pour cette extension avec charpente métallique. Un soutien bienvenu pour financer les 90 000 euros estimés du projet.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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