AOC Roquefort : Des pistes de travail pour l'avenir

Didier BOUVILLE

Le séminaire sur la filière ovins lait du rayon de Roquefort, annoncé lors de la dernière assemblée générale de la FRSEB, s'est tenu les 6 et 7 janvier dans la région de Montpellier. Le point de vue de Robert Glandières, président de la Confédération générale des producteurs de lait de brebis et des industriels de Roquefort.

- Qui participait à ce séminaire ?

«Je préfère parler de réunion d'un groupe de travail. Nous étions six producteurs (dont un représentant JA) et six industriels.Un intervenant extérieur a animé nos travaux.

- Sur quoi avez-vous travaillé ?

Sur la transformation, la production et l'interprofession.Les douze personnes ont planché durant deux jours sur l'avenir de la filière, dont on ne débat que durant quelques minutes lors des conseils d'administration de l'interprofession. Il faut donc louer cette mobilisation commune.

- Quelles sont les pistes de travail ?

Nous allons mettre en place un plan sur cinq ans.Pour la partie transformation, l'axe important est la relance de la valorisation roquefort pour retrouver au moins 18500tonnes, car nous avons perdu près de 10% en trois ans.Il faudra encore s'appuyer sur la communication en 2011. Pour la diversification, on doit continuer à faire du volume sur cette ligne bien valorisée des pâtes molles (pérail, fromages pour salade,...) et améliorer les prix pour les produits de dégagement. Il est indispensable de trouver une réponse aux 30 millions de li-tres qui peinent à être valorisés, sur les 170 millions du rayon.

- Et la partie producteur ?

La maîtrise de la production doit se stabiliser autour de 170 millions de litres.On doit être capable d'accompagner les producteurs pour tenir le volume.Cela ne veut pas dire qu'il faut restructurer à tout prix. La question est : comment s'adapter, maîtriser nos coûts de production ? On veut accompagner les producteurs sur la partie économique.

- Et l'avenir de l'interprofession ?

Faut-il se limiter au roquefort, au lait de brebis, avoir des discussions plus larges au niveau régional ? Le groupe de travail est d'accord pour mettre en place la meilleure adéquation entre la production et le marché. C'est là le fond du problème».

Source La Volonté Paysanne

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires