"Apidays": trois jours pour mieux connaître les abeilles

"Apidays": trois jours pour mieux connaître les abeilles

Une abeille a un rayon d'action de 4 à 5 km, butine jusqu'à 700 fleurs par jour et vit 3 à 4 semaines: pour en savoir d'avantage, les apiculteurs organisent du 16 au 18 juin des rencontres baptisées "Apidays".

Découverte des produits de la ruche, visites de ruchers, projections de films, ateliers ludiques pour enfants...: de nombreuses activités gratuites sont proposées dans quelque 80 villes pour sensibiliser les citoyens à un métier de passionnés, confrontés depuis plusieurs années à une baisse spectaculaire de la production de miel.

Car si la récolte 2015 est repartie à la hausse en France (autour de 15 000 tonnes), elle ne représente que la moitié de ce qui était produit en 1995, du fait d'une très forte augmentation de la mortalité des abeilles, rappelle l'Union nationale des apiculteurs français (Unaf).

"Apicité", label pour les villes

Parallèlement à son partenariat avec des collectivités et des entreprises pour accueillir des ruches (programme "Abeille, sentinelle de l'environnement), l'Unaf lance cette année le label "Apicité" qui sera décerné aux villes candidates ayant mis en place une politique protégeant les pollinisateurs et la biodiversité en général.

Les pollinisateurs, à la fois sauvages et domestiques, sont essentiels pour les plantes et les arbres à fleurs, qui ont besoin d'être pollinisés pour produire. Environ 35% du total de la production agricole mondiale (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao, etc.) dépend de la pollinisation.

Ces "Apidays" sont organisés en plein débat parlementaire sur une possible interdiction en France des insecticides de la classe des néonicotinoïdes. Les néonicotinoides pourraient être interdits au 1er janvier 2018, une mesure qui divise le gouvernement: Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement, est pour, alors que Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, est contre.

Les néonicotinoïdes sont des substances qui désorientent les abeilles, ce qui les empêche de retrouver leur ruche et provoque une forte mortalité. Trois types de néonicotinoides (imidaclopride, clothianidine, thiaméthoxam) font l'objet d'un moratoire partiel dans l'Union européenne depuis fin 2013.

Source Avec AFP

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Commentaires 3

Clochette

Pour répondre à 49:
je suis agricultrice et dire que les apiculteurs ne vivraient pas sans les agriculteurs est un peu déplacé. Car la majorité des cultures industrielles (blé, orge, betteraves à sucre (NDRL: je suis dans l'Aube, Est de la France)), n'ont pas besoin de pollinisateurs. Pour le colza, les abeilles n'y vont plus (dans un champ de colza en fleurs, on n'entend pas butiné comme sur un pommier). Et pour la luzerne, elle est coupé avant d'être en fleur. Et s'il n'y avait pas d'agriculteurs (en grandes cultures, je parle), il n'y aurait pas d'insecticides (qui veut bien dire ce que ça veut dire!!!), d'herbicides (et donc, il y aurait ENORMEMENT PLUS de fleurs sauvages pour les abeilles), et les bordures de champs ne seraient pas broyées pour laisser une campagne morne, morte, sans fleurs, sans vie!

9C

Maintenant, aux Etats-Unis, c’est les agriculteurs qui payent les apiculteurs pour qu’ils installent leurs ruches pour assurer la pollinisation. Tout le monde ne peut pas se passer de la pollinisation des abeilles domestiques, la pollinisation à la main, c’est pas gagné.
Après les produits sans danger (pour les abeilles) ça dépend des conditions d’utilisation, de la rémanence d’autre produit et des pertes acceptables du point de vue des fabricants.

https://www.youtube.com/watch?v=JJ7od1UKV3U

49

oui au butinage d'abeille sauvage, mais pour les apiculteur donc éleveur d'abeille ou sont les accord avec les agriculteurs pour mettre vos abeille dans les champs et les autorisations et la rémunération du pollen appartenant au culture des agriculteurs, oublié pas que sans eux vous ne vivriez pas, c'est tellement facile de ce retourner sur les agriculteur lors de perte d'abeille, les causes son nombreuse et souvent pas du au pesticide qui de toute façon on le logo abeille.

Moi je dit Stop, les culture nous appartiennent et on à pas demander à avoir vous abeilles dans nos champs.

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