Attaques de loups : Un arrêté de défense à l'année envisagé

La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, indique envisager la possibilité pour les éleveurs victimes d'attaques de loups de pratiquer des tirs de défense « à l'année » dans les zones « attaquées l'année précédente ».

« On ne part pas à la chasse au loup, le loup est une espèce protégée, mais ça n'interdit pas de se défendre. La pression sur les élevages est telle que je crois qu'on peut s'organiser pour la faire baisser », explique-t-elle après avoir reçu à Paris des élus, des représentants agricoles et des éleveurs.

La ministre a notamment évoqué de possibles nouvelles mesures comme la mise en place d'un « arrêté de défense automatique qu'on prendrait à l'année sur toutes les zones attaquées l'année précédente ». Ces tirs de défense ne sont aujourd'hui autorisés qu'après un arrêté préfectoral consécutif à des attaques avérées.

Cette proposition, qui pourrait être envisagée pour 2012, sera examinée au cours d'un comité national « loup » fin août, selon le ministère. Selon le ministère, 583 attaques ont été recensées depuis le début de l'année pour 2.115 ovins tués dans dix départements. Le protocole de défense actuel, soumis à arrêtés préfectoraux, prévoit la protection du troupeau, l'effarouchement du loup, des tirs de défense à proximité du troupeau et en dernier recours la destruction du loup.

« Le protocole est arrivé à ses limites », indique Frédéric Esmiol, président de la Chambre d'agriculture des Alpes-de-Haute-Provence, à l'issue d'une réunion au cours de laquelle les éleveurs ont exprimé « leur désespoir ».

Source AFP

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