Au lendemain de l'action FNSEA-JA du 16 octobre : Pour des mesures à la hauteur des attentes !»

Didier BOUVILLE

Au lendemain de l'action FNSEA-JA du 16 octobre : Pour des mesures à la hauteur des attentes !»

L'action régionale FRSEA-JA organisée le vendredi 16 octobre à Toulouse a été l'une des plus importantes de France dans le cadre de la mobilisation nationale FNSEA-JA. L'Aveyronnais Dominique Barrau (notre photo), président de la FRSEA Midi-Pyrénées et secrétaire général de la FNSEA, tire le bilan de cette action et revient sur la rencontre de la FNSEA, mardi, avec le ministre de l'agriculture.

- Quel bilan tirez-vous de la mobilisation de Toulouse ?

«C'est un bilan positif avec une mobilisation de masse qui a été à la hauteur du désarroi des paysans de la région face à une crise agricole sans précédent. Il faut souligner la forte participation des agriculteurs de l'Aveyron, que je tiens ici à remercier. Au delà de Midi-Pyrénées, c'est toute la France qui s'est mobilisée. La balle est maintenant dans les mains du président de la République.

- La rencontre de mardi dernier avec le ministre de l'Agriculture, à laquelle vous participiez au nom de la FNSEA, a-t-elle fait bouger les lignes ?

Le ministre nous a dit qu'il avait entendu le message de notre action nationale du 16 octobre. Maintenant, il reste à convaincre au plus haut sommet de l'Etat pour décider d'un plan global de soutien à toutes les filières agricoles. Nous avons dit au ministre que si les réponses ne sont pas concrètes et à la hauteur des attentes, nous sommes prêts à recommencer une mobilisation aussi forte que celle du 16 octobre. Le président de la République doit annoncer ses mesures lors de son déplacement dans le Jura ce mardi 27 octobre.

- Quelles pourraient être ces mesures... ?

Si la porte semble encore fermée concernant l'exonération des charges (TFNB, coût du travail, taxe carbone), la discussion semble par contre ouverte à propos du volet «recapitalisation» des exploitations agricoles. L'Etat est prêt à dégager des enveloppes financières pour «l'année blanche». Avec le refinancement du capital des annuités 2009, l'Etat proposerait un prêt de trésorerie jusqu'à hauteur d'un milliard d'euros au taux de 3%, 1% resterait à la charge des agriculteurs. Notre demande reste à 0% pour toutes les productions, sans condition de spécialisation et avec un accès aux situations les plus difficiles. Des enveloppes financières seraient aussi dégagées pour :
- la prise en charge des intérêts payés en 2009 pour les exploitations les plus fragiles ;
- permettre à la MSA des exonérations de cotisations 2009 au cas par cas ;
- la reconduction en 2009 du remboursement de la TIPP et de la TICGN.
Par ailleurs, la FNSEA a demandé une pause sur les contraintes environnementales (moyens de production, BCAE). Arrêtons le zèle franco-français !

- Et les premières discussions relatives à la loi de modernisation agricole... ?

A quoi servira cette loi si tous les paysans français sont à genoux ? C'est triste à dire mais c'est la réalité. Cette LMA nous apparaît bien secondaire aujourd'hui vu l'ampleur de la crise agricole actuelle».

Source La Volonté Paysanne

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