Au Space : Les actes de violence condamnés

SC

Les syndicats et interprofessions laitières qui ont vu leurs stands dévastés hier au Space condamnent vivement ces actes de violence.

Dans un communiqué intitulé «Trop», La Fnsea et les Jeunes agriculteurs apportent leur soutien aux responsables régionaux de leur syndicat (Bretagne, Pays de la Loire, Normandie) qui ont vu leur stand saccagé lors du premier jour du Space. « Même si la situation de nombreux agriculteurs est extrêmement difficile », ils estiment que «rien ne peut justifier une telle violence qui crée un climat de haine et de rejet. Lancer des projectiles, faire oeuvre de destruction, ce n'est pas une politique, c'est le renoncement.» jugent-ils.

Dominique Barrau, le secrétaire général de la Fnsea, a déploré ces actions de vandalisme qui ne servent pas la cause agricole. « La façon dont certains disent défendre l'agriculture, ça me fait mal au tripes. Je ne souhaite pas revoir ça à l'avenir » a-t-il déclaré sur le site internet « Agri 44 » après les incidents. « Nous ne sommes pas des guerriers, nous sommes des bâtisseurs. Ce n'est pas en cassant qu'on donnera de l'espoir aux agriculteurs », a renchéri Christiane Lambert, vice-présidente de la Fnsea.


Au Centre national interprofessionnel de l'économie laitière, on condamne également ces actes de violence «inqualifiables commis à l'encontre de l'interprofession laitière et de ses salariés, venus dans le seul but d'expliquer les missions d'intérêt général qu'ils mettent quotidiennement en oeuvre, au profit de tous ».

Des paysans « excédés »

La centaine de manifestants responsable des dégâts était pour la plupart membres de la Confédération paysanne, de la Coordination rurale ainsi que de l'Apli et de l'European Milk Board (EMB). Ils ont saccagé les stands du Cniel, de la Fnsea ainsi que celui du ministère de l'Agriculture, après l'intervention du ministre de l'Agriculture, le 14 septembre au Space de Rennes.

Du côté de l'EMB (Apli-Opl), on estime « que si certains s'en sont pris à certains organismes qu'ils considèrent comme responsables de leur malheur », c'est qu'ils étaient «excédés par les promesses non tenues ou poussés au désespoir». L'EMB précise toutefois «avoir toujours appelé à manifester dans le respect des biens et des personnes ».

Les paysans veulent vivre dignement de leur travail (....) Le fait de ne pas se sentir représentés, c'est aussi ça qui cristallise la colère », estime Philippe Collin porte-parole de la Confédération paysanne.




Publié par SC

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