Aubrac : la race progresse, le national se prépare

UAR (L'Union Agricole et Rurale) 15 .

Aubrac : la race progresse, le national se prépare

Malgré la conjoncture, la race a encore progressé cette année et organise en 2016, à Saint-Flour, le National.

Lors de l’assemblée générale, les différents acteurs du syndicat ont évoqué “le dynamisme de la race aubrac”.

Un dynamisme que Jean-Marie Vidalenc a souligné, en dépit “d’une année marquée par la sécheresse, du manque de fourrage, d’où des stocks en baisse et des trésoreries au plus bas”. Malgré tout, a indiqué le président du syndicat, “la race aubrac progresse avec 35 000 bêtes contre 33 200 l’an passé. Autre bonne nouvelle, en 2016, le national aubrac se tiendra à Saint-Flour. Et le syndicat sera pour cela largement sollicité.” 2016 sera aussi, pour le président, “l’année de la Grande Région”, une transition charnière car, le Conseil départemental perdra sa compétence agriculture et nous allons donc devoir frapper à la porte de la Région pour assurer les financements dont nous avons besoin”. Une réunion au cours de laquelle il a été procédé au renouvellement du tiers sortant du conseil d’administration et où Jean-Marie Vidalenc qui a déclaré souhaiter faire “un mandat de trois ans de plus” a été reconduit dans ses fonctions au sein du conseil d’administration.

Concours salers et aubrac à Saint-Flour ?

Michel Bos, un des piliers du syndicat de par la présidence qu’il a assurée de nombreuses années, est revenu sur la tenue du national aubrac, “dont nous allons avoir la charge en termes d’organisation, avec l’obligation de réussite mais de moins en moins d’argent et de plus en plus de difficultés à en trouver”… D’où le choix d’une “solution moins onéreuse”. Vu que le concours national salers a été annulé en 2015, “nous allons voir s’il serait possible que les deux concours nationaux, aubrac et salers, puissent se dérouler à une semaine d’intervalle en septembre à Saint-Flour, ce qui réduirait les coûts. Nous avons proposé cette formule à la municipalité sanfloraine. Elle nous a proposé de mettre un certain nombre de chapiteaux à notre disposition mais il reste à trouver le financement pour couvrir la partie ring”. À ce propos, Michel Bos a insisté sur “la nécessité que, dès le départ, les choses soient claires”, en référence à une subvention “écornée” : “La municipalité sanfloraine nous a versés 3 000 euros au lieu des 5 000 promis lors du départemental de 2014.” “Nous étions-nous mal compris ?” s’est interrogé Jean-Marie Vidalenc, pour qui, les fonds manquants sont ceux de la communauté de communes. Quoi qu’il en soit, il faut pour Michel Bos “un engagement écrit pour ce concours qui, avec deux nationaux dans la même ville à une semaine d’écart, sera une première dont nous comptons faire une réussite pour notre élevage et notre département”. Cyril Leymarie, responsable technique de l’OS Aubrac, a ensuite exposé la mise en place d’une formation des juges en collaboration avec le lycée agricole de Saint-Flour. Là aussi, il s’agit d’une première qui s’est déroulée en deux jours et qui sera reconduite en mars. Elle permet de “repréciser les différentes orientations raciales et autres points cruciaux qui régissent les concours”. Elle permet à des candidats de recevoir leur agrément après avoir validé un examen (vaches et génisses à classer et comparaison de leurs notes à une référence type). Nouveauté : “De plus en plus de jeunes éleveurs souhaitent participer à cette formation pour une meilleure connaissance de la race, pas forcément pour devenir juge. Alors, pour eux, une formation spéciale devrait être mise en place après le concours national.” Et ça aussi, c’est bon pour la race aubrac.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier