Augmentation des utilisations de phytosanitaires

Augmentation des utilisations de phytosanitaires

Le Ministère de l’Agriculture annonce une progression de l’usage des pesticides de 9,4 % en 2014, pour la seconde année consécutive. Les quantités de substances actives (QSA) dans les usages agricoles augmentent même de 16 % entre 2013 et 2014. Par catégories de produits, l’analyse montre un recours plus important aux herbicides et fongicides, favorisé par un hiver doux et humide, propice au développement des maladies sur les céréales et les légumes

Le début d’année concentre une actualité médiatique très dense autour de l’usage des pesticides en agriculture, depuis la diffusion à la télévision d’un magasine grand public, ayant interpellé le Ministre de l’Agriculture sur les enjeux de santé publique et de protection de l’environnement, peu avant un agenda législatif très chargé sur cette thématique.

En mars, l’Assemblée nationale s’est prononcée pour l’interdiction sans dérogation des insecticides néonicotinoïdes, jugés nocifs pour le maintien des abeilles et pollinisateurs sauvages mais aussi sur les invertébrés aquatiques et terrestres, les poissons, les oiseaux, après que l’Union européenne en eut restreint l’usage en 2013.

L’INRA vient de publier une étude dans la revue Sustainable Agriculture Reviews sur les externalités négatives de l’usage des phytosanitaires, qui selon leurs auteurs pourraient excéder leurs bénéfices agronomiques connus en termes de rendement.

Face à cette tendance inverse à l’objectif affiché de réduction des phytosanitaires de -25 % d’ici 2020 et de -50 % à l’horizon 2025, le Ministre de l’Agriculture a confirmé la mise en œuvre à partir de juillet 2016 du dispositif de certificats d’économies de produits phytosanitaires (CEPP), une mesure contestée fortement par la profession agricole.

Les 1900 fermes pilotes du réseau DEPHY engagées dans une démarche de réduction des phytosanitaires parviennent à un nombre de traitements diminué dans toutes les productions, de 10 % en grandes cultures à 38 % en horticulture. Le ministre ambitionne d’équiper au plus vite 30 000 exploitations d’outils d’aide à la décision développés au sein du réseau DEPHY et de le porter rapidement à 3 000 fermes.

Voir tout le dossier :  http://etudes-economiques.credit-agricole.com/medias/Prisme13_avril2016.pdf

Source : PRISME - Agriculture et Agroalimentaire, une affaire d'experts - n° 13 - Avril 2016

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