Aurillac : Pôle français de la recherche sur les probiotiques

P. OLIVIERI

Associer les compétences académiques et celles du secteur industriel sur les probiotiques : c'est le pari du nouvel Institut de recherche pharmabiotique créé à Aurillac.

Aurillac et ses parapluies, son festival de théâtre de rue, son université d'été consacrée aux technologies de l'information et de la communication au service des collectivités... et depuis le 9 novembre, Aurillac et son Institut de recherche pharmabiotique (IRP). La cité géraldienne pourrait ainsi bientôt devenir la Mecque de la recherche sur ces micro-organismes, dont le seul nom recèle toutes les potentialités pour la santé humaine : les probiotiques (du grec “pro”: pour et “bios” : vie). Des bactéries ou levures vivants dont l'utilisation n'a rien pourtant rien de récent : deux d'entre eux, Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus, servant ainsi depuis des lustres à la fabrication du yaourt. Si les vertus des probiotiques alimentaires sont désormais bien connues du consommateur, c'est sur leur valorisation à visée thérapeutique (en préventif ou curatif) que va se pencher l'IRP, consortium scientifique alliant les compétences académiques de la recherché et celles des industriels du secteur. Au premier rang desquels l'entreprise aurillacoise Lyocentre, dont le jeune PDG, Stanislas Desjonqueres, est à l'initiative de cette première sur le territoire français.

Plate-forme et synergie de compétences

Comme ce dernier l'a expliqué le 9 novembre lors du lancement officiel en préfecture de l'Institut, les propriétés thérapeutiques des probiotiques doivent être étudiées et validées, depuis la recherche-développement jusqu'aux conditions de production, selon des critères pharmaceutiques adaptés qui restent majoritairement à définir. C'est dans cet objectif que l'IRP a été fondé, au terme d'un an de gestation pour convaincre et fédérer des acteurs dont certains sont clairement concurrents. L'IRP aura ainsi vocation à “faire l'état de l'art des connaissances sur ce sujet”, selon les termes de S. Desjonqueres, qui a précisé que quelque 1 000 publications annuelles étaient recensées sur les probiotiques. Second axe de travail de l'Institut : mettre à disposition ces compétences dans le cadre de projets de consortium afin de réaliser concrètement des travaux de recherche. Enfin, l'IRP se veut une force de proposition auprès des autorités de santé notamment pour adapter, si besoin, les standards de développement d'un produit pharmaceutique aux spécificités des probiotiques. Mais l'ambition de l'Institut va déjà plus loin avec en germe l'idée d'un symposium sur le sujet à Aurillac.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
Droits de reproduction et de diffusion réservés

Source union du Cantal

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier