Avec les protéagineux : Réduire sa facture d'engrais azotés

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Semez des protéagineux dans vos champs, ce sont de véritables usines d'engrais azotés… Tel est le message que veulent faire passer Arvalis-Institut du végétal et l'Unip.

«Avec un prix de l'engrais azoté qui a quasiment doublé en l'espace de cinq ans, les protéagineux peuvent valoriser leur rôle de légumineuse dans les rotations et réduire les factures d'engrais azotés » assurent conjointement Arvalis-Institut du végétal et l'Unip.

En tant que légumineuse, les protéagineux prélèvent en effet directement l'azote de l'air en complément de l'azote fourni par le sol. Ne nécessitant aucun apport d'engrais azotés, ils réduisent également les apports sur la culture qui suit. «Ce sont de 20 à plus de 50 unités d'azote qui peuvent être économisées, en fonction de l'année et du type de sol, sur un blé de pois par rapport à un blé de blé», affirme l'Unip. Sans compter que ces cultures peuvent permettre de résoudre certains problèmes de désherbages sur céréales.

L'interprofession des protéagineux espère donc convaincre les agriculteurs du bienfait des pois, fèveroles et autres lupins en vue de la récolte de 2009. L'année passée, la sole de pois a reculé de 14 % et avec 140.000 hectares, elle est retombée à son niveau d'il y a 25 ans… « Un paradoxe alors que l'Europe importe, sous forme de soja, les deux tiers de ses besoins en protéines végétales pour l'alimentation animale » estime Pierre Cuypers. Pour 2009, le président de l'Unip a pour objectif d'atteindre les 500.000 ha. « Il n'y a aucun problème de débouchés, même avec les objectifs les plus optimistes, les marchés ne seront pas satisfaits » assure l'Interprofession.


Publié par SC

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