Aveyron : FDSEA et JA exigent une régulation des marchés

Rédaction

Les JA se sont fortement mobilisés jeudi 1er octobre dans tout le département. Dans la foulée, une action commune FDSEA-JA a été conduite en soirée, rassemblant plus de 300 agriculteurs, avec pour objectif de faire pression sur le gouvernement pour que le conseil des ministres européens de l'agriculture de lundi débouche sur des orientations fortes pour une régulation des marchés agricoles.

«Les fondateurs de la communauté européenne ont construit la Politique Agricole Commune comme une politique ambitieuse et sécurisante à la fois pour les agriculteurs et les consommateurs. Force est de constater que les dirigeants actuels ont totalement oublié ses fondements en détricotant petit à petit cette politique qui a aujourd'hui perdu son essence même : organiser et gérer les marchés agricoles pour que les paysans vivent de leur travail et nourrissent leurs concitoyens» fait remarquer Dominique Fayel, président de la FDSEA
Pour la FDSEA et les JA, le secteur agricole dans son ensemble est aujourd'hui fragilisé par «un libéralisme sauvage voulu et entretenu par les institutions européennes». Pour les syndicats, l'Europe «commet deux graves erreurs».
C'est d'abord l'introduction du secteur agricole dans le cadre des négociations à l'OMC. «La Chine, l'Inde, les États-Unis l'ont bien compris. Suite aux émeutes de la faim, ces États se sont empressés de mettre en oeuvre des mesures de protection pour le secteur agricole. L'Europe, au nom du libéralisme, maintient sa décision de le libéraliser !» critique Bruno Montourcy, président des Jeunes Agriculteurs. C'est ensuite le démantèlement progressif des outils de gestion et de régulation des marchés (quotas laitiers, restitutions à l'exportation...). «Ces outils permettent un relatif équilibre entre l'offre et la demande de produits agricoles. Aujourd'hui, les agriculteurs sont directement exposés à une extrême volatilité des marchés qui fonctionnent sans règle» regrette Dominique Fayel.

Des règles du jeu

La FDSEA et les JA demandent donc à l'Europe de recréer des règles du jeu et des outils de gestion pour les marchés agricoles, «comme la communauté internationale est en train de le faire pour les marchés financiers» précisent-ils. Ces règles et ces outils doivent garantir aux agriculteurs des prix stables et rémunérateurs «pour que les européens puissent encore compter demain sur une alimentation de qualité en quantité suffisante» ajoute Bruno Montourcy.
La FDSEA et les JA considèrent en effet «qu'il vaut mieux prévenir les crises par l'investissement dans des outils de régulation durables, que gérer les conséquences de crises successives par des plans d'urgence qui coûtent toujours plus cher sans apporter de solutions de fonds aux agriculteurs».

Source La Volonté Paysanne

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