Baisse des prix à la production en février 2015

Baisse des prix à la production en février 2015
Le prix de la pomme de terre a chuté de plus de 30% sur un an.

En février 2015, les prix agricoles diminuent de 1,1 % par rapport à janvier, et de 5,4 % sur un an, marquée par une chute des céréales et par l’impact de l’embargo russe.

prix des céréales

Une baisse est d’abord liée à celle des céréales qui perdent de nouveau 5,2 % en un mois (-4% sur un an). L’abondance de l’offre continue de peser sur les prix, notamment depuis l’annonce d’une production mondiale record en 2014/2015. «Les dépréciations récentes du rouble et de la monnaie ukrainienne contribuent aussi à la baisse des prix en euros. Le prix du blé russe est compétitif malgré la taxe que la Russie a instaurée pour contenir ses exportations», explique l’Insee dans sa note de conjoncture.

Au contraire, les prix des oléagineux croissent de nouveau (+1,7 % après +2,3 %) : le colza se renchérit en raison notamment d’anticipations d’une récolte peu abondante en Europe.

Le prix de la pomme de terre chute par rapport à l’année précédente de 32,5 % ! Les récoltes en Europe du Nord-Ouest sont plus abondantes en 2014 qu’en 2013, du fait de l’augmentation des rendements.

Les prix des fruits baissent, ceux des légumes augmentent

Les prix des fruits frais baissent également en février (-2,5 % sur un an). Les prix de la pomme diminuent notamment : l’embargo commercial russe instauré en août 2014 induit la saturation des marchés européens.

Prix des fruits et légumes

Les prix des légumes frais augmentent à vive allure (+24,1 % sur un an, après +20,3 %). Celui de l’endive progresse fortement en raison de la réduction de plus d’un quart des surfaces. Les prix des salades augmentent aussi : des aléas climatiques dans le sud-est, principale région productrice en hiver, ont réduit les rendements tandis que la concurrence espagnole reste modérée. Le chou-fleur se renchérit également, sous l’effet d’une forte demande conjuguée au repli de la production.

Ceux des vins sont stables

Les prix des vins sont quasi stables sur un an (+0,1 %). La dernière récolte a été bonne, sauf dans le Languedoc-Roussillon. Le prix des vins IGP (indication géographique protégée) et sans IG, massivement produits dans cette région, croît sensiblement (+12,9 % sur un an). Au contraire, le prix des vins ’appellation baisse (-3,5 % sur un an).

Prix viande

Dans le domaine animal, en données corrigées des variations saisonnières, les prix des animaux s’effritent de nouveau en février (-0,2 % comme en janvier), et diminuent sensiblement sur un an (-6 %). Le prix du porc chute sur la période  (-10,6 %) en raison de l’embargo sanitaire russe. Le prix des bovins décroît également (-5,7 % sur un an), en raison d’une consommation qui s’érode.

Le prix du lait chute sur un an (-18,6 %) : la demande mondiale a ralenti et l’embargo russe contraint (la Belgique et l’Allemagne) à écouler leur surplus à bas prix.

prix production agricole

En février, les prix des consommations intermédiaires se redressent (+1,3 %) sous l’effet du rebond des prix de l’énergie après les reculs des mois précédents (-13,5 % sur un an). Les prix des aliments pour animaux se raffermissent (+0,8 %, -6,4 % sur un an)

Source INSEE Conjoncture

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