Balade irlandaise pour deux veaux de la station

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Balade irlandaise pour deux veaux de la station
Salle comble pour la vente de la seconde bande. - F.Pigot/APAP

Salle comble, au domaine du Fau, pour la seconde vente aux enchères de l'année et prix en hausse.

"Sept invendus, à l’issue de la vente, j’ai trouvé plutôt une bonne dynamique. En morphologie, de très bons bassins et de très bons dessus qui sont dans les orientations et priorités de la race”, constatait Bruno Faure, directeur du Groupe salers évolution, vers midi, mercredi 1er avril, au terme de cette deuxième vente aux enchères de l’année. “L’achat en copropriété est revenu, ce qui explique une augmentation des prix”, poursuit-il. Sept achats se sont ainsi faits avec des mises qui dépassent aussitôt les 3 000 euros. En définitive, le prix moyen s’est établi à 3 465 euros contre 3 071 euros l’an dernier. Bruno Faure tient, aussi, à souligner la somme investie sur Jovial, du Gaec David Fourtet : 7 999 euros, dont 4 999 euros en copropriété entre les Gaec Clavel-Serre et Gasquet-Concasty. Les 3 000 euros restants ont été apportés par l’UALC qui a retenu l’animal pour l’insémination artificielle.

Deux départs pour l’Irlande

Sur les 32 taureaux d’à peine un an, présentés à cette vente aux enchères de la station d’évaluation, sept n’avaient pas trouvé preneur à l’issue de la vente. Ils n’étaient plus que cinq en milieu d’après-midi. Une quinzaine reste dans le berceau. Deux partent pour l’Irlande. Une petite délégation informelle de huit Irlandais avait fait le déplacement. Pour eux, cette vente s’est accompagnée de quelques visites en ferme. Dans un pays où la norme est au “bigarré”, ils ont fait le choix de travailler en race pure et font figure de marginaux. D’ailleurs, en Irlande, on dit : “Celui-là, il a des vaches “pedigree” (en race pure) et pas des vaches  commerciales”, explique James Mason, l’un de ces éleveurs. Ce fils d’agriculteur, devenu professeur de biochimie à l’université, a gardé les pieds sur terre. Il exploite une trentaine d’hectares avec brebis et salers et explique qu’en Irlande, il y a énormément de croisement avec une sélection qui se fait sur le muscle, le muscle et le muscle. Du coup, le nombre de veaux pour une centaine de vaches est inférieur à 80. “Une bête sur cinq a besoin d’être vêlée. Il faut changer de direction en Irlande”, explique-t-il en précisant que c’est pareil en brebis. “Nous, nous arrivons à produire des bêtes bien en fertilité, en facilité de vêlage et avec autant  de  muscle”,  constate James Mason. Andrew Mc Clements, éleveur bovin installé en Irlande du Nord, était aussi du voyage. Il est reparti avec deux taureaux (6 840 euros d’investissement dont une affaire à 2 690 euros). Il dispose d’un cheptel de 120 bêtes dont un charolais, mais il compte passer de plus en plus en salers. Il a des rouges depuis 2005. Après la vente, il devait  aller voir, en ferme, quelques génisses chez un éleveur estimé par les Irlandais, car “intelligent sans être malin”.

 

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