Barrage du Tarn : début du déboisement sous haute tension

Barrage du Tarn : début du déboisement sous haute tension

Le déboisement de la zone du futur barrage de Sivens (Tarn), destiné notamment à l’irrigation des terres agricoles, a commencé lundi sous la protection des gendarmes. Il fait l’objet de violentes manifestations d’opposants.

La construction du barrage destiné à alimenter en eau les fermes situées à proximité ferait disparaître un réservoir de biodiversité de 13 hectares.   Les partisans du barrage - dont la FDSEA - l'estiment nécessaire  pour sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs. Les adversaires  - soutenus par le député européen José Bové - s'émeuvent de la disparition d'une zone humide abritant 94 espèces protégées et dénoncent le modèle d'agriculture irriguée.

Le face-à-face entre manifestants et forces de l'ordre a donné lieu à plusieurs escarmouches, comme mercredi dernier quand les opposants avaient lancé plusieurs dizaines de cocktails Molotov vers les gendarmes gardant le site, près de Lisle-sur-Tarn.   Les militants écologistes, dont le nombre a parfois atteint 200 personnes sur le site, ont érigé des barricades pour empêcher l'arrivée des matériels d'abattage lourds tandis que des agriculteurs sympathisants les appuyaient en gênant l'accès de la zone avec leurs tracteurs.

En parallèle de la résistance sur le terrain, le collectif  « pour la sauvegarde de la zone humide du Testet » a rassemblé une cinquantaine de manifestants devant le conseil général du Tarn, à Albi, pour demander "un moratoire et un vrai débat".  Les opposants demandent à la ministre de l'Écologie Ségolène Royal d'intervenir pour arrêter le déboisement qui donne le coup d'envoi aux travaux contestés par les écologistes.

La FNSEA favorable au barrage

La préfecture du Tarn a régulièrement déclaré que le projet était exemplaire en matière environnementale car il prévoit de reconstituer 19,5 hectares de zones humides en faveur de cette faune. "Il n'y a aucune ambiguïté pour moi, des décisions ont été rendues, le dossier à fait l'objet de toutes les procédures nécessaires, tout le monde a pu s'exprimer, il n'y a pas de recours qui suspende le démarrage du chantier", a déclaré lundi le nouveau préfet du Tarn Thierry Gentilhomme.

Dans une déclaration ouverte à la presse diffusée le 2 septembre, le secrétaire général de la FNSEA Dominique Barrau estime pour sa part que « Ce barrage est une bonne idée », expliquant qu’il s’agit : de retenir l’eau de l’hiver pour arroser les cultures en cas de déficit pluviométrique, l’été. Dominique Barrau soutient la protection des travaux par le gouvernement qui « se doit et fait bien de défendre l'ouverture de ce chantier ». Alors que « devant l’évidence et le bon sens, on oppose à ce projet idéologie et dogmatisme, (…) la France agricole doit participer au redressement productif du pays dans la sérénité de ceux qui veulent avancer. »

 

Source avec AFP

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Commentaires 1

abeillenoire

Questions, pourquoi détruire quelques choses pour le "recréer" ?, pour faire du mais d'export (cela n'est pas dit)?, Si quelqu'un a des réponses a ce non-sens, merci de me les donner.

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