Betterave du quota : Fin du bras de fer entre planteurs et industriels

Nicole Ouvrard

Les planteurs ont obtenu que FranceAgriMer joue le rôle d'arbitre pour les calculs des suppléments de prix en 2010.

Il a fallu un boycott des réunions de rentrée des commissions mixtes pour que les fabricants de sucre et les planteurs arrivent à un accord. L'enjeu était de s'entendre sur les modalités de calculs des suppléments de prix de la betterave du quota en application de l'article 31 de l'accord interprofessionnel sur la betterave. Ce dernier prévoit que lorsque le prix du sucre dans l'UE dépasse un certain seuil de référence (454 euros/tonne), des suppléments sont versés aux planteurs.

Les suppléments de prix de la betterave du quota pour 2010, en débat, portent sur 15 millions d'euros. (JC Gutner)

Les suppléments de prix de la betterave du quota pour 2010, en débat, portent sur 15 millions d'euros. (JC Gutner)

Le rôle de FranceAgriMer

La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) revendiquait le fait que ce soit FranceAgriMer qui atteste le prix moyen de vente du sucre par entreprise sucrière. Les industriels, au travers du Syndicat national des fabricants de sucre (SNFS), s'y opposaient pour des raisons de secret commercial. « Cet argument ne tient pas puisque chaque société sucrière fait déjà part de son prix de vente des volumes vendus tous les mois à FranceAgriMer », insiste Éric Lainé, président de la CGB. Le syndicat a fini par avoir gain de cause. Bruno Hot, directeur du SNFS parle « d'une tempête dans un verre d'eau », ce à quoi Éric Lainé répond qu'« un supplément de revenu de 15 millions d'euros pour les planteurs, ce n'est pas un sujet mineur ».

Source Réussir Grandes Cultures Octobre 2010

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