Bien-être animal : Bruxelles veut «humaniser» les abattoirs

SC

La Commission européenne propose une nouvelle réglementation pour limiter les souffrances des animaux avant et lors de l'abattage.

Chaque année, près de 360 millions de porcs, moutons, chèvres et bovins, ainsi que plusieurs milliards de volailles sont mis à mort dans les abattoirs européens. S'y ajoutent 330 millions de poussins d'un jour, ainsi que 25 millions d'animaux tués pour leur fourrure.

«Très insatisfaite» des procédés actuels d'abattage, la Commission propose aux pays de l'Union d'encadrer plus strictement les conditions d'abattage. «Notre société a le devoir de se préoccuper des animaux, ce qui implique de limiter leur angoisse et d'éviter leur douleur durant le processus d'abattage », commente la commissaire européenne à la Santé, Androulla Vassiliou.

Son objectif : faire en sorte que les animaux soient véritablement inconscients au moment de la mise à mort et que le bien-être animal ne soit plus pris à la légère par certains établissements. Pour avoir le droit de fonctionner, les grands abattoirs devront par exemple nommer un « Monsieur Bien-être ». De même, ils devront adapter progressivement leurs lignes de production aux nouvelles normes exigées par Bruxelles, notamment en matière d'étourdissement des volailles et des porcs.

Si les bains électriques, pour les volailles, devraient rester d'actualité, Bruxelles veut définir précisément le temps d'immersion ou l'ampérage. Pour le gazage, elle estime que les animaux ne doivent plus montrer de signes de conscience après 30 secondes d'exposition. L'utilisation des méthodes mécaniques -comme les pistolets à tige utilisés sur les bovins - est également précisée.

« La proposition apporte une amélioration significative », se félicite la directrice d'EuroGroup for Animals, qui regroupe des organisations de protection dans toute l'UE. « Une grande partie de la souffrance peut être évitée ou amoindrie avec du personnel bien entraîné et l'utilisation de méthodes d'étourdissement appropriées », estime-t-elle, en réclamant néanmoins la fin de la suspension tête en bas des volailles dans les abattoirs.

Source AFP

Publié par SC

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier