Bilan de santé de la PAC : La FNSEA craint un désengagement de l'État

Le syndicat agricole, la FNSEA, demande au gouvernement un engagement annuel de 300 millions d'euros pour le développement rural, en échange de quoi il accepterait un rééquilibrage des aides européennes entre les agriculteurs français.

Le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, a dit craindre un désengagement de l'État lorsque celui-ci va prochainement annoncer la nouvelle répartition des subventions agricoles européennes. Le premier syndicat agricole français demande un engagement de 300 millions d'euros pour le financement d'actions prioritaires. M. Lemétayer a cité l'agriculture de montagne et l'agriculture biologique.

En échange de cet appui, la FNSEA accepte une «certaine forme de rééquilibrage» entre les aides financières européennes perçues actuellement par les agriculteurs, a déclaré M. Lemétayer. Ce dernier a reconnu la nécessité de rapprocher les politiques de soutien de la PAC entre les productions françaises.

En novembre, les ministres de l'agriculture européens se sont mis d'accord sur un réaménagement de la politique agricole commune (PAC). Ils ont ainsi décidé de renforcer le dispositif qui prévoit la baisse des aides directes aux exploitations (« premier pilier » dans le jargon européen) au profit d'une augmentation des subventions pour le financement de projets agro-environnementaux et de revitalisation des campagnes (« deuxième pilier ») pour le développement rural.

Les aides du premier pilier sont entièrement financées par Bruxelles tandis que le deuxième pilier est co-financé par l'Union européenne et l'État-membre, en l'occurrence la France. Si Paris n'abonde pas suffisamment ce deuxième pilier, la FNSEA craint que les financements pour le développement rural soient prélevés sur les aides directes dont les agriculteurs sont les principaux bénéficiaires.

Source AFP

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