Bilan de santé de la PAC : La Grande-Bretagne déçue, l'Allemagne tout juste satisfaite

SC avec AFP

Même si le compromis a été adopté à « la quasi-unanimité », après 18 heures de tractations (seule la Lettonie a voté contre), l'enthousiasme n'est pas de mise du côté des États-membres

« Nous sommes déçus de ne pas pouvoir soutenir ce paquet de mesures», a même déclaré un porte-parole du gouvernement britannique à Bruxelles qui estime qu'il s'agit d'une occasion manquée par l'UE d'introduire des réformes plus rapides concernant le budget de la PAC.

De son côté, l'Allemagne accepte le compromis, du bout des lèvres. Sa ministre de l'Agriculture Ilse Aigner indique que les agriculteurs allemands vont perdre 240 millions d'euros de subventions par an suite à cette nouvelle réforme. Pour la première fois, les très grandes exploitations, qui perçoivent plus de 300.000 euros par an de subvention, verront en effet leurs aides diminuer proportionnellement davantage que les petites. « Je suis contente de voir que le principe selon lequel on peut demander davantage aux gros qu'aux petits est accepté », souligne la commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel.

Les négociations ont été aussi très difficiles sur les quotas laitiers : l'Italie voulaient les supprimer tout de suite, d'autres voulaient les garder inchangés… Au final, les quotas vont être augmentés de 1% par an pendant cinq ans, avant leur disparition en 2015. « C'est une approche prudente », commente Michel Barnier. L'Italie a obtenu de pouvoir les augmenter de 5% en une fois en 2009. Les pays pourront verser des aides ciblées aux éleveurs dans les zones fragiles de montagne pour les aider à s'adapter à la nouvelle donne.

Publié par SC avec AFP

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