Blocus de l'usine Charal : L'entreprise en appelle à l'Etat

La direction de Charal, filiale du groupe Bigard, en a appelé à l'Etat pour qu'il fasse lever le blocus de son abattoir de Cholet (Maine-et-Loire), bloqué depuis dimanche par des éleveurs bovins affiliés à la Confédération paysanne qui réclament une hausse des prix.

« En exigeant aujourd'hui comme condition à la levée du blocus, la tenue d'une table ronde réunissant l'Etat et les représentants de la filière, la Confédération paysanne reconnaît que la résolution de la problématique soulevée appartient à l'ensemble de la filière », a indiqué Charal.

« Dès le début du blocage, Charal a rappelé aux pouvoirs publics leur responsabilité dans la résolution de cette crise », poursuit la direction de l'entreprise, qui s'estime victime d'une « double prise en otage », « tant par l'action de la Confédération paysanne que par l'inertie des pouvoirs publics ».

Depuis dimanche après-midi, une trentaine d'agriculteurs bloquent l'abattoir choletais de Charal, par ailleurs siège social de l'entreprise, pour dénoncer la faiblesse des prix payés à la production et « le simulacre » d'accord conclu le 10 novembre entre le syndicat majoritaire FNSEA et les industriels.

Cet accord, signé à la suite du blocage des neuf abattoirs du numéro un français Bigard par la FNSEA, prévoit une hausse des prix de la viande de 2 à 5 centimes d'euros le kilo. La Confédération réclame 60 centimes d'augmentation. Délogés lundi par les cadres de l'entreprise de l'une des deux entrées de l'usine - la bouverie où arrivent les animaux -, les éleveurs en ont repris ce matin possession. « L'activité de l'usine est largement obérée » a expliqué la direction de Charal.

Source AFP

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