Bovins croissance : L'optimisation de son système pour faire face aux difficultés

R. Saint-André

Le Contrôle de performance des élevages allaitants du Cantal a tenu son assemblée générale mardi 7 septembre à Leynhac, en Châtaigneraie.

La taille des troupeaux augmente. Le Contrôle de croissance en apporte une nouvelle preuve : il a perdu 6 % de ses adhérents en un an, mais ramené au nombre de vaches allaitantes, la perte n'est que de 1 %. En 2009, Bovins croissance a ainsi contrôlé 21 500 vaches, effectué 55 052 pesées et 19 956 pointages chez 391 éleveurs. L'effectif moyen d'animaux contrôlés est supérieur à 53 par élevage. Il n'en demeure pas moins que les éleveurs sont moins nombreux. Le directeur, Bernard Lafon, y voit l'impact d'une crise sanitaire liée à la FCO, associée à une crise économique. Et les nouveaux adhérents n'ont pas suffi à compenser totalement les arrêts et départs en retraite.

Un élevage qui souffre

Le président, Paul Chancel, souligne combien vivre de la production des bovins viande devient problématique. La bonne maîtrise technico-économique - développée en cours de réunion par Yannick Péchuzal (voir ci-dessous) - s'avère indispensable pour compenser au moins partiellement la chute des prix des ventes : - 150 euros par tête et des cours des génisses croisées à - 0,40 e/kg. Il n'oublie pas de souligner aussi les conséquences liées aux dégâts qu'occasionnent les rats taupiers, l'augmentation du coût des concentrés, la sécheresse sur certains secteurs et... “les attaques contre notre élevage de la part de scientifiques sectaires qui ne font pas la différence entre les élevages intensifs du Brésil et nos systèmes de montagne qui valorisent les prairies”. Pour faire face à ces difficultés, Bovins croissance insiste sur l'intérêt d'être bien conseillé. “La cotisation ne correspond pas seulement à la pesée des veaux, à leur pointage et indexage, mais aussi à la possibilité de bénéficier de conseils techniques et économiques”, croit utile de rappeler le président (huit techniciens sillonnent le département). Grâce à un soutien du Conseil général, la diffusion de “tableaux de bord”, véritable document technico-économique, s'est poursuivie. En outre, en comparant les résultats départementaux avec une base de données régionale, le Contrôle de performance permet aux éleveurs du Cantal de se situer encore plus finement. Parallèlement, les réseaux d'élevage ont planché sur la notion de “coût de production”. Une nouveauté essentielle pour s'évaluer avec d'autres pays.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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