Bruno Le Maire dans le Maryland : Le lait est aussi en crise aux USA

Confronté en France et en Europe au mécontentement des producteurs laitiers, Bruno Le Maire est venu se rendre compte vendredi dans le Maryland (est) de la situation de la filière de l'autre côté de l'Atlantique.

La situation des éleveurs laitiers américains n'est guère meilleure, à en juger par les déclarations des éleveurs. « Quand un gallon (3,78 litres) d'eau devient plus cher qu'un gallon de lait, c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre système », explique M. Fry, producteur laitier à Tuscarora (Maryland). En raison de la chute des prix du lait, ce responsable du syndicat agricole «Farm Bureau» dit avoir perdu 100.000 dollars (68.000 €) de chiffre d'affaires depuis le début de l'année dans son exploitation de 170 vaches laitières.

« Les marchés agricoles mondiaux ne sont pas assez régulés. C'est un problème mondial », lui a répondu le ministre, venu voir sur le terrain comment les États-unis gèrent la fluctuation des prix agricoles et les excédents. « l faut arriver à stabiliser les prix et les revenus. Cela doit être un objectif mondial», a poursuivi le ministre.

«Il faut abandonner l'illusion du libéralisme en matière agricole pour mettre sur pied un mouvement de régulation et les Américains ouvrent le même genre de réflexion», a encore affirmé le ministre.

Une aide alimentaire massive

Le ministre, qui a rencontré à Washington son homologue américain Tom Vilsack, a évoqué avec lui les outils d'aide gouvernementale américaine au secteur agricole, notamment via l'aide alimentaire aux écoles.

L'USDA consacre 60% de son budget de quelque 100 milliards de dollars à l'aide alimentaire nationale, sous forme de financement de repas équilibrés à l'école, à midi, au petit déjeuner ou sous forme de bons alimentaires.

Quelque 30 millions d'enfants en bénéficient et cela permet de soutenir les prix en achetant exclusivement des produits américains. « Cela vaut le coup de regarder ce qui se fait », a commenté le ministre français. « Cela fait partie des choses qu'il faut travailler. C'est une idée que je souhaite proposer à l'Europe le moment venu », a-t-il indiqué.

«Dans les écoles américaines, tous les produits sont exclusivement américains alors qu'en Europe cela vient de là où c'est le moins cher », a-t-il ajouté, plaidant pour « un lien plus étroit entre les producteurs agricoles et les collectivités ».

Source d'après AFP

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