Bruno Le Maire : L'agriculture connaît la crise la plus grave depuis trente ans

SC

L'agriculture traverse «la crise économique la plus grave de ces trente dernières années», a estimé le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, évoquant les difficultés du secteur laitier et de la filière fruits et légumes.

Le ministre, qui prononçait son discours de rentrée à Châlons-en-Champagne, l'a reconnu : L'agriculture française traverse la crise économique la plus grave depuis ces trente dernières années. Pour faire face à cette situation, Bruno Le Maire a confirmé le déblocage immédiat des 30 millions d'euros du plan d'aide, promis en juillet. Il s'est aussi engagé à verser le 16 octobre les avances sur les aides européennes.

Une réunion est prévue mercredi avec les banques afin de tenter de résoudre les problèmes de trésorerie des producteurs laitiers.


Un système assuranciel face aux aléas économiques

Sur le plus long terme, M. Le Maire est revenu sur le système de « contractualisation » des prix qu'il souhaite mettre en place entre producteurs et industriels. « Il ne s'agit en aucun cas de s'engager sur la voie d'une intégration dans le secteur laitier » (...) mais « d'établir une relation nouvelle entre les deux acteurs de la filière sur une base équitable » assure le ministre. Une réunion aura lieu le 1er octobre à ce sujet. La proposition ne fait pas l'unanimité chez les producteurs.

Autre projet : la mise en place d'un système assuranciel pour faire face aux aléas économiques dans la filière. Le ministre juge également indispensable de travailler sur la compétitivité des filières pour faire « aussi bien que nos partenaires européens en matière de coûts de production.

Réduire le montant des remboursements

Sur le dossier des fruits et légumes, le ministre a rappelé qu'il se « battrait pour réduire » le montant des remboursements que réclame Bruxelles auprès des producteurs pour des aides publiques françaises indûment perçues entre 1992 et 2002. « 500 millions d'euros, c'est une somme qui me paraît exagérée », a-t-il réaffirmé. L'annonce début août de la demande de remboursement est tombée au plus mal alors que le secteur est confronté à une baisse des cours, une consommation atone et une forte concurrence étrangère.

Une réunion se tiendra le 22 septembre avec l'ensemble des professionnels de la branche pour étudier les problèmes de compétitivité et notamment le coût du travail.

Publié par SC

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