Bruno Le Maire promet de ne pas laisser tomber les associations caritatives

Le ministre français de l'Agriculture affirme dans un entretien paru dans La Croix que le gouvernement français est "déterminé à ne pas laisser tomber" les associations caritatives en cas d'abandon du programme européen d'aide aux démunis (PEAD).

"Le premier ministre m'a indiqué qu'il était déterminé à ne pas laisser tomber les associations caritatives", assure Bruno Le Maire. "Mais je ne suis pas sûr que les gouvernements grecs, espagnols ou portugais auront les moyens de faire de même". Le ministre a récemment effectué une tournée en Europe pour tenter de rallier les six pays qui constituent une minorité de blocage pour le maintien du PEAD. Ces Etats sont l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la République tchèque, le Danemark et la Suède. "J'ai mené un intense travail diplomatique pour sauver ce programme", a-t-il relevé.

 "Les Tchèques sont probablement les plus ouverts. S'ils sortent de la minorité, cela suffit pour maintenir le PEAD", explique-t-il. Mais le ministre recherche avant tout un accord avec l'Allemagne. « J'estime que défaire la minorité dans le dos des Allemands n'est pas une bonne solution. (…)On ne passera pas en force sur un sujet aussi important".

Renouveler le PEAD sur de nouvelles bases juridiques

Si la proposition de la Commission de renouveler le PEAD sur de nouvelles bases juridiques est rejetée, le programme et les financements passera de 480 millions d'euros cette année à 113,5 millions d'euros en 2012 « Ce serait une défaite majeure pour l'Europe", a-t-il estimé, appelant à faire "le choix de la solidarité, pas celui des égoïsmes nationaux".

 À son arrivée, aujourd’hui, à la réunion avec ses homologues européens à Luxembourg, Bruno Le Maire s’est toutefois dit pessimiste sur les chances de parvenir à un compromis. "Je ne suis pas confiant, je le dis tel que je le pense", a-t-il confié aux journalistes

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Commentaires 1

pierre(59)

Ce sont les pauvres des pays les plus pauvres qui vont effectivement trinquer. En Allemagne, les associations sont par exemple aidées par les églises qui perçoivent l’impôt religieux et assurent en échange une part de l’aide sociale. Leurs organisations caritatives comme Caritas et Diakonie reçoivent également des subventions publiques. Les Allemands savent donc que d'autres prendront le relais... Une fois de plus c'est chacun pour sa pomme. L'Europe part en vrille !!

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