Bruno Le Maire : Respecter l'accord sur le prix du lait

SC

Après une réunion organisée par le ministre avec les producteurs, les industriels et les distributeurs français, Bruno Le Maire exige le respect des accords de prix du lait et annonce la création d'un groupe de travail franco-allemand.

Bruno Le Maire a réclamé que les industriels respectent l'accord sur le prix du lait payé aux producteurs, signé début juin. Sur le terrain, les éleveurs accusent en effet certaines sociétés de payer en deçà. « Nous souhaitons le plein respect de l'accord qui a été conclu le 3 juin par tous les industriels (...) y compris par Entremont », indique le ministre.

Le ministre s'est félicité du climat « serein et constructif » dans lequel s'est tenue la réunion qui a rassemblé une cinquantaine d'intervenants, notamment toutes les Fédérations de producteurs, issues des différents syndicats agricoles, et tous les représentants de la grande distribution.

Un groupe franco-allemand sur la régulation

Cette réunion fut également l'occasion, pour Bruno Le Maire, d'annoncer la création d'un groupe de travail franco-allemand pour réfléchir à une régulation « plus souple » et « plus efficace » du marché laitier européen. Ce groupe sera ouvert à tous les autres États membres.

Bruno Le Maire milite pour la mise en place de nouveaux instruments, plus efficaces, selon lui, que les quotas laitiers.

La Confédération réclame une baisse de la production

Pour sa part, la Confédération paysanne continue de réclamer une baisse de la production laitière européenne et l'élimination des stocks de beurre et de lait en poudre. « Nous avons demandé lors de cette réunion qu'au niveau européen, l'ensemble de la production baisse de 5% à 7% pour adapter l'offre à la demande », indique le syndicat.

« Nous avons des stocks de beurre et de poudre de lait trop importants. Il faut les éliminer en les intégrant à l'alimentation animale, à la pâtisserie industrielle. Il faut retirer ces stocks du marché », propose André Bouchut, secrétaire général du syndicat, qui n'a pas obtenu d'engagement de la part du gouvernement français sur ce point.

La FNSEA contre la grève du lait

La FNSEA a demandé de son côté de mettre fin à la politique européenne « ultra libérale ». « Il faut une forte dose de régulation des marchés », a jugé son président Jean-Michel Lemétayer.

Il s'est toutefois désolidarisé de la menace de l'EMB et de l'ECVC d'une « grève du lait », qui se traduirait par l'arrêt de la fourniture de lait aux industriels. « C'est un non-sens. Nous devons être capables de convaincre l'Union européenne avec d'autres solutions », estime le président de la FNSEA.


* EMB : European Milk Board
* ECVC : European Coordination Via Campesina

Publié par SC

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier