Bruxelles : La Commission refuse de remettre en cause la hausse des quotas.

SC d'après AFP

L'effondrement des prix du lait rouvre la controverse au sein de l'UE sur le bien-fondé du relèvement et de la suppression prévue des quotas de production.

A l'occasion d'une réunion des ministres de l'Agriculture à Bruxelles, plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne, ont demandé qu'on rediscute l'opportunité de relever progressivement les quotas, avant leur suppression en 2014/2015, compte tenu de la chute des prix laitiers. Les cours ont chuté de quelque 50% en moyenne depuis leur pic de l'automne 2007. « Si ça ne tenait qu'à moi, on maintiendrait les quotas laitiers d'une manière ou d'une autre (…) Il faut faire très attention de ne pas augmenter la surproduction laitière, dans le contexte actuel», a déclaré Michel Barnier.

Mais la Commission européenne refuse toujours de remettre en cause la hausse des quotas. Elle estime avoir fait suffisamment pour le secteur laitier en prenant plusieurs mesures de soutien ciblées depuis le début de l'année (réintroduction des aides à l'exportation, au stockage privé du beurre, prix d'intervention).

Le fait que les prix baissent malgré l'existence des quotas est la preuve, estime Bruxelles, que leur maintien n'est pas la solution à terme. Son leitmotiv : les agriculteurs européens vont devoir s'adapter à l'évolution de l'offre. « Je ne suis pas prête à discuter d'une réorientation complète de la politique laitière de l'UE, comme le demandent certains d'entre vous », affirme Mariann Fischer Boel.

Pour l'heure, un maintien des quotas paraît peu probable car il faudrait un vote à l'unanimité des 27 Etats de l'UE pour revenir sur leur suppression. Et la Commission a reçu le soutien de plusieurs pays : la République tchèque, les Pays-Bas, le Danemark, l'Italie ou l'Espagne, qui militent depuis des années pour pouvoir produire plus.




Publié par SC d'après AFP

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