Bruxelles : Renforcer les producteurs laitiers face aux laiteries

La Commission européenne propose de renforcer la position des producteurs laitiers face aux laiteries, en autorisant les Etats qui le souhaitent à rendre obligatoire le recours à des contrats écrits à l'avance pour leurs livraisons.

Souvent, les producteurs laitiers ne savent pas quel prix ils vont recevoir pour leur lait au moment de la livraison, les tarifs étant parfois fixés bien plus tard sans que l'agriculteur puisse s'en mêler.

Ce « paquet législatif » qui doit être présenté officiellement début décembre, fixe des normes minimales pour la rédaction des contrats de livraison du lait, et autorise la possibilité de négociations collectives de prix par les producteurs laitiers, réunis sous la forme d'organisations de producteurs.

Le but : renforcer le pouvoir de négociation des producteurs laitiers face aux industriels de la filière

Les Etats garderont néanmoins le libre choix de rendre ces contrats obligatoires ou pas.

Afin de prendre en compte « la nature spécifique » des coopératives d'agriculteurs, « elles ne seraient pas contraintes d'avoir recours à des contrats pourvu que leurs statuts contiennent des règles ayant le même objectif ».

Des organisations interprofessionnelles couvrant l'ensemble de la filière laitière peuvent aussi contribuer à améliorer la transparence dans la chaîne alimentaire, estime la Commission qui propose de définir le champ d'activité et les règles pour la reconnaissance de telles organisations.

L'organisation des agriculteurs européens Copa-Cogeca favorable

Ces propositions répondent « à nos appels en faveur d'une amélioration de la position des agriculteurs au sein de la chaîne alimentaire, ce qui devrait leur permettre de tirer un revenu équitable du marché et d'obtenir un meilleur prix pour leurs produits », s'est réjoui Pekka Pesonen, secrétaire général du Copa-Cogeca.

Le projet reprend les principales conclusions du groupe d'experts de haut niveau mis en place fin 2009 à la suite de la crise du lait, quand les producteurs laitiers s'étaient retrouvés devant des cours en chute libre. La grande distribution avait alors été accusée de n'avoir pas assez répercuté les baisses des cours.

Source AFP

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