Cantal : Priorités à la valorisation des produits de qualité

P. OLIVIERI

Les élus ont validé le budget de la nouvelle convention triennale consacrée à l'agriculture.

“Ces 250 000 euros seront mieux utilisés sur un projet collectif de valorisation d'un produit. Si on avait mis cette somme en face d'une multitude de producteurs laitiers, vous nous auriez fait un procès en saupoudrage”. La réponse de Vincent Descoeur à l'opposition départementale qui proposait de différer l'engagement du Conseil général pour 2010 sur la campagne de communication autour de l'AOP cantal, s'est révélée habile. Comme Bruno Faure avant lui, le président du Conseil général a insisté sur le fait que ce million d'euros (sur quatre ans) en faveur des opérations de promotion de l'AOP cantal, débloqué dans le cadre de la nouvelle convention agricole du Département, visait à contribuer à développer la consommation de cantal et par voie de conséquence à générer du chiffre d'affaires pour une filière en crise. “Je crois aussi que du fait de notre homonymie entre le fromage et le Département, cette campagne de promotion rappelle que nous existons, j'en veux pour preuve la réaction de mes collègues”, a poursuivi V. Descoeur, ajoutant que ces crédits ne venaient pas en sus du budget existant.

Arbitrages professionnels

En effet, le rapporteur du volet agricole, Jean-Yves Bony, avait préalablement spécifié que le niveau d'intervention du budget agriculture sur la période 2010-2012 serait équivalent à celui de la précédente convention triennale, soit 10,275 millions. Des arbitrages ont donc eu lieu au sein de la profession pour rentrer l'ensemble des interventions dans cette enveloppe (certaines étaient jusqu'alors budgétisées hors convention), sachant que cette démarche a également été rendue possible par la fin de la programmation du PMPOA, de l'appui aux Acal et des aides FCO. Au final, la nouvelle convention (voir le détail ci-dessous) s'inscrit dans la continuité des orientations actées voilà trois ans par l'Assemblée départementale, avec cependant un soutien renforcé à la promotion des AOP fromagères, à la valorisation des productions de qualité, à la modernisation des exploitations, à l'agriculture biologique, mais aussi aux investissements en lien avec les énergies renouvelables et la maîtrise des dépenses énergétiques.

 

L'éternelle question

Quant aux races bovines emblématiques, elles ont suscité, une nouvelle fois, le débat, les conseillers généraux de Chaudes-Aigues et Ruynes-en-Margeride se faisant l'écho du sentiment d'injustice ressenti par le syndicat des éleveurs aubrac du Cantal (852 000 euros consacrés sur trois ans au programme génétique salers, 110 000 au programme aubrac). Réponse du conseiller général d'Ally : le Cantal est le berceau de la race salers, tandis que le berceau aubrac penche en territoire aveyronnais. “On a regardé ce que faisaient nos collègues aveyronnais, ils sont autour de 9 000 euros de soutien pour l'ensemble de l'Upra aubrac”, a glissé J.-Y. Bony. Et Bruno Faure (canton de Salers) d'indiquer que le Département accompagnait les opérations collectives ou de promotion portées par le Groupe salers évolution, soit la structure nationale de la race.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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