Célé : un nouveau contrat de rivière 2014-2019

L'Union du Cantal

Célé : un nouveau contrat de rivière 2014-2019
Long de 104 km, le Célé est le second plus gros affluent du Lot. P.O.

Le contrat sur cinq ans qui prévoit une trentaine de mesures dont plusieurs actions phares pour l’agriculture.

Ce sont pas moins de 23,5 millions d’euros qui devraient être mobilisés sur les cinq prochaines années pour mettre en œuvre la trentaine de mesures du nouveau contrat de rivière du Célé(1), officiellement signé le 4 juillet à Figeac, entre autres par le préfet du Lot, le président de la Région Midi-Pyrénées, le directeur de l’agence de l’eau Adour-Garonne, les représentants des conseils généraux du Lot et du Cantal, ainsi que des intercommunalités concernées. Pour  mémoire,  un  premier contrat  de  rivière  avait  été déployé en janvier 2000 pour s’achever fin 2006 même si, dans les faits, de nombreux programmes étaient depuis toujours en vigueur (entretien et restauration des milieux aquatiques, dépollution agricole, suivis de la qualité de la ressource en eau, etc.) Les objectifs étaient alors d’améliorer la qualité des eaux du Célé, de perfectionner la gestion quantitative des ressources en eau, de restaurer et entretenir les milieux aquatiques et de mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du bassin. En dix ans, plus de 32 millions de travaux ont ainsi été réalisés dans le cadre de cette démarche de territoire qui a permis la reconquête de la qualité des eaux par temps sec sur le secteur aval du bassin du Célé. Cette démarche s’est accompagnée de l’élaboration d’un Sage, Schéma d’aménagement et de gestion des eaux, qui comprend un plan d’aménagement et de gestion durable de la ressource (regroupant 27 dispositions opposables aux collectivités et à l’administration), un règlement avec trois règles opposables aux tiers et un atlas cartographique. Ces documents, approuvés par arrêté interpréfectoral en mars 2012, ont été déclinés via des mesures opérationnelles constitutives du nouveau contrat de rivière.

 

Concilier les usages

Les enjeux de ce contrat sont au nombre de huit : rétablir ou maintenir le bon état écologique et chimique des masses d’eau ; préserver ou restaurer le fonctionnement écologique des cours d’eau ; protéger ou réhabiliter les zones humides ; mieux gérer les inondations ; améliorer le niveau de connaissances sur la qualité et les circulations des eaux sou- terraines ; conserver ou reconquérir des régimes hydrologiques compatibles avec les potentialités biologiques des milieux aquatiques ; satisfaire les usages de l’eau, en priorité l’eau potable sans remettre en cause les fonctions des milieux aquatiques et, enfin, valoriser et promouvoir une gestion durable de la ressource en eau et des milieux aquatiques. Le pilotage politique du contrat est confié à un comité de rivière qui, dans les faits, reprend la composition de la Commission locale de l’eau (Cle), déjà opérationnelle pour le Sage et composée d’un collège collectivités territoriales, d’un collège usagers et d’un collège des représentants des services de l’État. Le syndicat mixte du bassin de la Rance et du Célé, qui regroupe les 101 communes du bassin du Célé, est la structure porteuse du projet.

(1) Financements : agence de l’eau Adour Garonne (39,8 %), maîtres d’ouvrage divers (30,5 %), État (10,1 %), syndicat mixte du bassin de la Rance et du Célé (9,5 %), Région Midi-Pyrénées (3,6 %), conseil général du Lot (3,5 %), conseil général du Cantal (1,8 %), UE (1,2 %).

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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