Céréales : La compétition se renforce à l'export

S.C.

Les échangent se compliquent sur le marché mondial de l'exportation des céréales avec une parité euro/dollar et des taux de fret en notre défaveur et l'entrée en lice des fournisseurs de l'hémisphère sud, annonce FranceAgriMer, à l'issue du conseil spécialisé des céréales.

La faiblesse actuelle du dollar (1 € = 1,4 $) et la baisse des taux de fret renforcent la compétitivité des origines concurrentes à l'Europe et particulièrement à la France. Les Américains sont les premiers à profiter de cette baisse du billet vert mais les pays de l'hémisphère sud entrent également dans la course à l'export. C'est le cas de l'Australie et de l'Argentine.

Le 2 novembre dernier, l'Égypte a notamment donné sa préférence à l'origine australienne avec 110.000 t de blé acheté à ce pays, 60.000 t à l'Argentine et 60.000 à la France. Les dernières ventes concernant ces pays remontaient aux campagnes 2006/2007 pour l'Argentine et 2005/2006 pour l'Australie.





Les objectifs exceptionnels sont maintenus

Les disponibilités à l'export de ces deux origines semblent toutefois limitées et FranceAgriMer reste confiant : « La France devrait réaliser un score exceptionnel d'exportations en blé voire en orges en 2010/2011 ».

Ainsi, pour le blé, FranceAgriMer maintient ses prévisions d'exportations sur pays tiers pour la campagne 2010/2011 à 11,5 Mt, soit une hausse de 1,7 Mt par rapport à l'an dernier. Fin octobre, les embarquements de blé français atteignaient déjà 4,5 Mt (contre 2,3 Mt l'an dernier à la même époque). L'Algérie constitue, pour l'instant, la principale destination du blé français (28%), suivie par l'Égypte (21 %), l'Afrique subsaharienne (18 %) et le Maroc (16 %). Le reste se répartit principalement entre le Yémen, la Libye, la Tunisie et Cuba.

En orges, FranceAgriMer maintient également ses prévisions d'export sur pays tiers à 2,1Mt, soit trois fois plus qu'en 2009/2010 ! La Chine reste le principal client mais la France gagne des parts de marché en Arabie Saoudite, en raison de l'absence de l'origine mer Noire sur le marché.

Source FranceAgriMer

Publié par S.C.

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