Céréales : les conditions de culture se dégradent

Lise Monteillet

Céréales : les conditions de culture se dégradent

Orages et inondations ont occasionné des dégâts en grandes cultures, dont l’ampleur exacte n’a pas encore pu être mesurée.

Céré'Obs, le programme hebdomadaire de suivi de l'état d'avancement des céréales de FranceAgriMer, note une dégradation de l’état des céréales d’hiver. En blé tendre, 79 % des surfaces étaient notées en classe « bonnes » ou « très bonnes » au 6 juin, soit un recul de 8 % par rapport au début du mois de mai. Même tendance à la baisse pour l’orge d’hiver et le blé dur. Pour les orges de printemps, le potentiel est par contre supérieur aux années précédentes.

Des pluies handicapantes

En mai, les températures ont été fraiches et des gelées tardives sont apparues en début de mois, à l’exception du littoral Nord-Ouest. Ce mois aura été le plus pluvieux depuis 1959 en Ile-de-France, Centre, Bourgogne et Picardie. Avec un épisode de pluies très abondantes du 29 au 31 mai. Par ailleurs, des orages violents et du vent se sont produits dans de nombreuses régions.

FranceAgriMer observe également un retard entre 2 et 9 jours du stade épiaison par rapport à la moyenne des cinq dernières années, pour le blé tendre, le blé dur, les orges d’hiver et de printemps. Si cette tendance se confirmait, cela pourrait conduire à un retard de récolte par rapport aux années précédentes. 

Le maïs se relèvera-t-il ?

L’essentiel des semis de maïs a été réalisé au début du mois de mai. Au 30 mai, il restait seulement 2% de surfaces à implanter, situées principalement en Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté. Néanmoins, il a été constaté des pertes de pieds et des levées hétérogènes dans les régions touchées par les fortes pluies et inondations. Ces surfaces seront peut-être ressemées dans les semaines à venir.

Risques maladie

Ainsi, pour les blés, « les conditions humides, associées à un rayonnement peu élevé, risquent de conduire à des situations favorables pour la fusariose », ajoute Bertrand Alison, responsable du suivi de Céré’Obs. Il est aujourd’hui bien trop tôt pour se prononcer sur les maïs. Par ailleurs les orges sont moins sensibles. Indépendamment des conditions météo, le risque varie selon les variétés et les applications photos réalisées par l'agriculteur, indépendamment des conditions météo. Enfin, comme l’a rappelé Rémi Haquin, les températures fraiches à la floraison ont pu freiner le développement de ces maladies. 

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