Céréales : Pas d'embellie sur les prix attendue en 2010

SC

Malgré un dynamisme retrouvé à l'exportation, les prévisions de stocks restent élevés pour les principales céréales françaises. La perspective d'une récolte 2010 abondante sur le plan mondial, notamment en blé tendre, tire les prix à la baisse.

L'optimisme n'est pas de mise au Conseil spécialisé des céréales de FranceAgriMer : la récolte mondiale 2010 de céréales risque d'être abondante, les stocks s'alourdissent (estimés maintenant à 4Mt en blé tendre français), et les cours sont toujours tirés vers le bas.

Le dernier rapport de l'USDA confirme la lourdeur des bilans. « Aux États-Unis, le stock passe au-dessus du seuil psychologique du milliard de boisseaux jamais atteint depuis 1987 » explique Agritel. Au niveau mondial, avec 1 Mt de plus, le stock culmine désormais à 196, 77 Mt.

En France, l'Office s'inquiète également de la baisse de l'activité des fabrications d'aliments (- 4,2% sur les sept premiers mois de la campagne), ce qui se traduit quantitativement par une baisse d'incorporation de céréales, notamment de blé. Dans ce contexte, FranceAgriMer souligne la nécessité de garder un élevage hors-sol dynamique pour que nos céréales puissent trouver des débouchés.


Regain de dynamisme à l'exportation

Seul point positif : le dynamisme des exportations françaises qui semblent reprendre en février. «Nous réclamions un second souffle, il est là, c'est une bonne chose » confirme Christian Vanier, directeur des filières chez FranceAgriMer. Pour lui, c'est la preuve que le marché de l'exportation des céréales est «un marché à part entière et pas juste un marché d'ajustement».

Les exportations sur pays tiers ont notamment été révisées à 8,8 millions de tonnes de grains en blé tendre (+200.000 t/mois dernier). «L'origine française profite de la dépréciation de l'euro face au dollar » explique France AgriMer. Les exportations vers le Maghreb et l'Afrique sub-saharienne s'avèrent particulièrement dynamiques et cette hausse devrait s'amplifier du fait de la faible récolte de l'Argentine, fournisseur habituel de l'Afrique sub-saharienne.



En orge, les mises à l'intervention s'intensifient

En revanche, les exportations européennes d'orges restent faibles et les mises à l'intervention s'amplifient. Dans le cadre de la procédure d'intervention communautaire, les opérateurs préfèrent retirer du marché certaines quantités et avoir recours au «stockage public» . Fin février, la Commission européenne recensait 3,8 Mt d'orge offerte à l'intervention par les états-membres, dont 0,9 Mt pour la France.

Pour Christian Vanier, c'est la preuve que ce système de mise à l'intervention (qui doit prendre fin l'année prochaine. Ndl) est indispensable pour maintenir le prix de l'orge. « Sinon, les prix seraient beaucoup plus bas, proches de ceux de la mer Noire, avec un risque, par contagion, d'entraînement vers le bas du cours de tous les autres céréales, estime-t-il.

Source FranceAgriMer

Publié par SC

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